VERDI | 22.04.2022
Denain, le centre aqualudique Natur&O
L'établissement de 6 000 m² niché au fond du Parc Zola propose trois bassins dont un ludo-nordique dont la moitié est à l'extérieur, mais aussi un espace balnéo détente. Natur&O à ouvert le 22 janvier 2022.
Livraison : 2021
Surface : 5 250 m² et 7 950 m² d'extérieur
Montant des travaux : 18,1 M€ HT
Maîtrise d'ouvrage
Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut

Maîtrise d'œuvre:
Chabanne + partenaires (architecte mandataire) | Agence VM architecture (architectes associés) | Chabanne ingénierie (fluides, traitement d’eau, QEB) | Verdi (ingénierie structure) | Berim (VRD, plomberie, chauffage, traitement d'air, électricité) | Echologos (acoustique) | (Baudin Chateauneuf Nord (Entreprise générale) | Ramery (Entreprise générale cotraitante) | Dalkia Nord (Maintenance)



Complet et très fonctionnel, l'équipement offre un grand confort à ses usagers, qui y trouveront un bassin sportif de 25 x 21 m (8 couloirs), un bassin d'apprentissage de 15 x 10 m (4 couloirs), un bassin ludo-nordique de 200 m² (dont 100 m² extérieurs utilisables toute l'année), une lagune de jeux de 50 m², un toboggan, un pentaglisse 3 pistes, un espace balnéo-détente, mais aussi un restaurant-snack de 45 places et une plage aqualudique en extérieur.
Le Moniteur | 22.04.2022
Aveyron : le stade de Rodez s’étend tout en discrétion
Les travaux de construction des deux nouvelles tribunes avancent au stade Paul-Lignon pour une ouverture au public prévue en 2024.
Les équipes des agences Olgga et Dolmen Architectes se sont penchées sur l'extension du stade Paul-Lignon à Rodez (Aveyron), installé entre le centre historique et un grand paysage. Dans sa nouvelle version, le stade se composera d'un socle béton (Andrieu Construction) pour les gradins, les vestiaires et les locaux techniques. Il aura des finitions en vêture métallique et des poteaux en béton. Son émergence métallique (Castel et Fromaget), qui accueillera au-dessus des tribunes est et ouest loges et espaces VIP, sera constituée de bardage métal perforé anthracite et de vitrages. Enfin, des murs en pierre au nord et au sud ont été conservés. “ Nous voulions rester dans la discrétion, explique Guillaume Grenu, architecte associé chez Olgga. Le stade est très bas et le geste modeste. ”

D'un coût de 12 M€ HT, cette opération permettra d'accueillir
8 000 visiteurs contre 4 750 aujourd'hui. Les travaux, démarrés en octobre dernier, s'achèveront en juillet 2024.


Installé entre le centre historique et un grand paysage, le futur stade se veut discret et sera très bas.
Le Moniteur | 22.04.2022
Chantier millimétré
sur le forum antique
de Bavay
Pour réaliser ce chantier très technique en milieu fragile, le département, qui en assure la maîtrise d'ouvrage, a choisi en 2019 le groupement de conception-réalisation piloté par Rabot Dutilleul Construction. Le coût (avant hausse du prix de l'acier) s'établit à 9,6 M€ TTC.
En l'an 4 de notre ère, l'empereur Tibère se rendait sur le forum de Bagacum, alors haut lieu d'affichage du pouvoir de l'Empire romain, situé à 1500 km de son centre névralgique. Plus de deux mille ans plus tard, à Bavay (le nom actuel de la commune), le département du Nord veut protéger les vestiges architecturaux encore présents sur le site et notamment les cryptoportiques, dont les arcades de 4 m de haut sont très bien conservées. Ces fondations semi-souterraines soutenaient les portiques qui entouraient le temple, au cœur d'un des plus grands forums de l'empire (240 m de long sur 110 m de large).

Limiter les fouilles. “ Nous avons retenu le projet proposé par Explorations Architecture car c'est celui qui impactait Je moins le site, en limitant au maximum les fouilles archéologiques. Avec une portée de 45 met une hauteur de plus de 13 m, la toiture métallique en forme de « C » repose sur 66 poteaux et suit la trame des cryptoportiques offrant ainsi une protection maximum pour un minimum d'impact au sol ”, décrit Heidy Leroy, cheffe de projet au département du Nord.
“ Les poteaux situés en vis-à-vis devaient impérativement être placés au centimètre près dans l'axe prévu pour que les poutres puissent ensuite y être posées. Situés au milieu, les murs des cryptoportiques ont compliqué la tâche. Il a fallu faire un travail de topographie très fin ”, explique Jean-Marie Lesage, conducteur de travaux chez Rabot Dutilleul.
Les 66 poteaux supportent désormais 6 400 m² de toiture métallique isolée thermiquement et phoniquement. Cette couverture permet aussi au visiteur de mieux se représenter le lieu tel qu'il était à l'époque, c'est-à-dire couvert et donc plongé dans la pénombre. Afin de disposer d'un espace suffisant pour accueillir les engins de chantier, les matériels et la grue de 400 t sans fondations, un important travail de préparation a été réalisé début 2021. “ Pour ne pas abîmer le forum, nous avons posé un géotextile puis une couche de remblai d'un mètre d'épaisseur. Cela nous a permis de disposer d'une plate-forme pour travailler dans de bonnes conditions. Le remblai ne sera enlevé qu'après l'inauguration, prévue le 14 mai ”, détaille Jean-Marie Lesage.

La toiture métallique en forme de « C », reposant sur 66 poteaux, recouvre les cryptoportiques en suivant leur trame.

Cheminement pour PMR. Une foreuse de 8 ta ensuite été utilisée pour poser en deux mois 132 micropieux. Plantés à une profondeur de 12 à 17 m, ils servent de support aux 66 massifs de béton coulés ensuite sur place. Le levage et le boulonnage des poteaux sur les massifs ont suivi, avant la pose des poutres puis des bacs acier, livrés en modules de 10 m et utilisés pour la couverture. Un cheminement pour personnes à mobilité réduite, circulant au milieu des cryptoportiques, a par ailleurs été installé en mars 2022. Couverture et cheminement ont été conçus pour être facilement étendus ou démontés dans l'avenir.
Le Courrier français | 08.04.2022
La Maison Départementale des Personnes Handicapées sort de terre
Les futurs locaux de la MDPH, Maison départementale des personnes handicapées, prennent forme devant le pôle des Solidarités à Angoulême. Le bâtiment circulaire conjuguera modernité, accessibilité et visibilité pour les quelque 9.000 usagers.
Devant le pôle des Solidarités, le premier niveau des futurs locaux de la MDPH est déjà sorti de terre laissant apparaître une étonnante forme arrondie. « Nous avons opté pour un projet circulaire qui vient s’imbriquer dans le bâtiment du pôle des Solidarités », précise Laurence Kruppa, architecte à l’Atelier Giet. Le 31 mars, les maîtres d’œuvre ont présenté le projet et les travaux de construction qui ont démarré le 14 novembre dernier.

Fabienne Kruppa, l’architecte (à droite) a présenté le projet de construction de la MDPH.

« Il y a une cohérence à le rapprocher du pôle solidarités du Département et de la Maison des Solidarités. Ça forme un ensemble sympathique », note Philippe Bouty, le président du Conseil départemental, saluant un « beau » projet concrétisé par ses prédécesseurs, François Bonneau et Jérôme Sourisseau. Le Département qui finance la MDPH, guichet unique d’accompagnement des personnes en situation de handicap en Charente, investit 2,19 millions d’euros dans cette réalisation. La MDPH accompagne en moyenne 9.000 personnes chaque année.
D’une surface totale de 967 m², le bâtiment sera sur deux niveaux, avec en son centre un patio offrant un espace convivial et lumineux. « Ce sera un bâtiment à la hauteur de la qualité de ses équipes et au top de l’accessibilité », résume Marie Pragout, vice-présidente en charge du handicap et des personnes âgées.

Le bâtiment circulaire s’imbrique avec les formes arrondies du Pôle Solidarités du Département.

Sur le plan environnemental, le cabinet Verdi Bâtiment Sud-Ouest a opté pour une écoconception avec des matériaux bas carbone et biosourcés. « Pour l’isolation thermique, acoustique, on utilise le bois ; du bois local dont l’empreinte carbone est faible. C’est une vision environnementale à 20 ans », glisse Anthony Raut, le directeur commercial.
Le bois sera aussi la principale source de chaleur grâce à la chaufferie bois qui alimente déjà le Pôle des solidarités et le collège. Enfin, un bardage en bois habillera l’extérieur du bâtiment. « Le bois apporte un côté chaleureux, tout comme la forme arrondie », souligne Anthony Raut.
Sur l’ensemble du chantier, ce sont 18 entreprises de Nouvelle- Aquitaine qui vont intervenir pour une livraison prévue en février 2023. À proximité du pôle Solidarité et de la maison des solidarités, le nouveau bâtiment de la MDPH apportera de la visibilité et de la lisibilité aux citoyens sur les actions du Département « pour qu’ils soient informés de ce que font les institutions au quotidien », estime Marie Pragout.
Travaux Publics & Bâtiments du Midi | 08.04.2022
Toulon : L’élargissement de l’A57 est une première
du genre !
Alors que se termine la première année des travaux du vaste chantier de l'élargissement de l'A57, à l'est de Toulon, le directeur de la maîtrise d'ouvrage d'Escota Vinci Autoroutes, Salvador Nuñez, répond à nos questions.
TPBM : Salvador Nuñez, vous êtes le directeur expérimenté de la maîtrise d’ouvrage du réseau Escota et Côte occitane de Vinci Autoroutes, donneur d’ordre de l’élargissement de l’A57 en 2x3 voies sur 7 km à l’est de Toulon, qui a débuté au printemps 2021. Comment situez-vous celui-ci dans votre carrière et pour le groupe que vous représentez ?

Salvador Nuñez : Il fait partie des plus complexes que j’ai conduits. Il l’est par essence, par sa situation, dans son contexte, au regard du niveau d’exigences… Dans l’absolu, c’est sans nul doute le plus grand chantier de Vinci Autoroutes en ce moment. Les chantiers d’élargissement d’autoroutes qui ont pu exister ou existent encore le sont soit en rase campagne, soit en zones périurbaines. Là, nous sommes en ville, carrément. L’élargissement de l’A57 est une première du genre, dans une configuration qui est plus proche de travaux de génie civil urbain que de travaux autoroutiers classiques. Je n’ai jamais vu autant de soutènements provisoires ou définitifs en béton armé pour faire des ouvrages autoroutiers. L’exiguïté des emprises et la proximité du bâti habité rajoutent à la complexité. La densité de circulation quasiment à toute heure, sauf la nuit, rend la tâche encore plus difficile. Il ne faut pas couper le système routier.


Construction d’un bassin et d’un nouveau giratoire à l’échangeur de la Bigue, sur l'A57

Un commentaire sur NGE (Nouvelles Générations d’entrepreneurs) et son groupement lauréat de ce marché de 174,4 M €[1] (300 M€ au total avec les chantiers périphériques). Vous aviez déjà travaillé ensemble ? Vous vous découvrez ?
Nous nous connaissons de longue date, depuis Guintoli, qui compte parmi les entreprises qui ont fait et font toujours NGE. Il s’agit là d’experts parmi les plus compétents en élargissement d’autoroutes. C’est une réalité clairvoyante. Ils savent très bien réaliser ce genre de travaux et nous sommes ravis de travailler avec eux. Ils démontrent chaque jour leur savoir-faire par leur bonne gestion, sachant que ce chantier est long et loin d’être fini. Partant du principe que c’est aussi notre métier et dans nos compétences, considérons que c’est une conjonction efficace de savoir-faire entre nous, dans l’enchaînement des travaux, sans se marcher dessus, ce qui n’est pas aisé.
Cette maîtrise globale vient aussi de notre analyse technique préalable. A savoir beaucoup de modélisation, de compréhension de trafic, de mesures d’impact des travaux sur la circulation… Nous le constatons au fil de l’eau puisque chaque semaine nous refaisons des simulations sur les temps de parcours, sur les longueurs de bouchons, sur les réglages des feux de bretelles.


Salvador Nuñez, directeur de la maîtrise d’ouvrage Escota et Côte occitane.

Comment se programme-t-on pour plus de quatre ans de chantier (jusqu’en 2025) ?
J’ai commencé la réflexion sur l’amont dès 2015, lorsque l’on m’a demandé de conduire cette opération, alors que les travaux préparatoires n’ont débuté qu’en 2020 et les premiers travaux de l’élargissement au printemps 2021. Dès 2017, j’ai proposé de faire un élargissement provisoire qui a eu un effet très important, permettant de diminuer les pincements et fermetures de tunnels. Cela a donné la possibilité de déceler où étaient les problématiques et de les régler en conséquence, avec la connaissance de tous les paramètres. Ce sont ces informations augmentées de modélisations de trafics fabriquées avant, de monitoring aussi, qui rejaillissent sur l’efficacité globale.
Sauf aléas, la logique est - et sera - que plus on avance dans le chantier, plus on maîtrise ces phénomènes et moins il y a d’impacts. C’est le fruit de l’expérience et une des clés de la réussite. La performance dépend aussi de la stabilisation des effets négatifs et de leur réduction progressive.

Quelle est votre méthode ?
L’autre grand volet de l’organisation en amont réside dans la manière de faire les choses. Dès 2015, je suis allé à la rencontre des entités qui comptent sur le territoire concerné, à commencer par les élus, les préfets et tous ceux qui ont leur mot à dire. En parallèle de l’enquête publique et de tous les aspects réglementaires, nous avons échangé avec tout le monde. Il s’agit d’être professionnel jusqu’au bout des ongles, surtout que chaque sujet devient une spécialité en France. Sur la base d’une réunion par mois minimum, je me suis appliqué à montrer ce que nous faisions et pourquoi nous le faisions ainsi aux trois communes de Toulon, La Garde, La Valette, à la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), au Département, à la DDTM (Direction départementale des territoires) du Var, entre autres…
Quand on modifie les échangeurs, par exemple, cela oblige à repenser les circulations alentours, les feux, la fluidité des trafics. Nous avons fait cela ensemble avec les collectivités, affirmant notre volonté déterminée d’agir dans la cohérence entre leur vision et la nôtre. Cela débouche sur un projet partagé et de bons rapports humains dès le départ. C’est plus simple ensuite pour avancer.

Quel bilan tirez-vous de la première année de travaux ?
Un démarrage est souvent compliqué, mais là on peut affirmer que cela se passe correctement, voire bien. Une fois que l’élan est pris, nous restons vigilants pour tenir dans la durée, gardant à l’esprit que l’on peut toujours faire mieux. Reste que les retours extérieurs sont positifs, y compris sur des impacts moindres que ce que l’on craignait en matière de trafic routier. Selon les sondages, nous avons des scores très élevés de satisfaction. Les gens, dans leur très forte majorité, sont globalement rassurés.

Vous êtes en contact avec les riverains du chantier ?
Chaque année, au même moment et avec les mêmes questions, nous interrogeons la population et nous regardons ce qu’il en ressort. C’est important de savoir aussi ce que pensent les gens qui ne sont pas décideurs, s’ils reconnaissent l’utilité, la nécessité de cette opération. Cela contribue à nous conforter dans notre mission, mais cela ne veut pas dire que c’est arrivé…
Nous sommes au tiers du chemin, pas plus. Nous avons eu de mauvais passages avec la crise sanitaire et ses incidences en termes de ressources humaines. Mais nous avons su surmonter cela. D’autres incertitudes planent désormais, liées à la guerre en Ukraine, touchant les prix des matériaux et leur approvisionnement. Ce conflit est une première pour nos générations. Nous verrons bien.
[1] Le chantier de l’élargissement à 2x3 voies de l’A57, sur 7 km à l’est de Toulon, a été attribué pour 174,4 M€ à NGE et ses filiales Guintoli (filiale principale, VRD et terrassements), Agilis (équipement de la route), EHTP (eau, assainissement), NGE GC (génie civil), NGE Fondations (géotechnique, mécanique des sols) et Siorat (constructeur de routes).
VERDI | 21.03.2022
Requalification de la traversée du bourg de Gript
Palmarès du paysage 2022.
Prix Réalisations Infrastructures et mobilités

La commune a souhaité réaménager la route départementale qui traverse le bourg de Gript. Les objectifs ? Abaisser la vitesse sur cet axe circulant et donner de la visibilité à une vieille bâtisse pour développer un commerce de proximité.

Profitant d’un projet d’enfouissement des réseaux, la commune de Granzay-Gript, accompagnée par le CAUE 79, a souhaité revoir l’aménagement de la route départementale D650 qui traverse le bourg de Gript. L’objectif premier était de faire abaisser la vitesse sur cet axe très circulé : 10 000 véhicules/jour dont 650 poids lourds. De plus, cette route est classée ‘Transports Exceptionnels’ ce qui nécessitait de ne pas avoir d’obstacle à moins de 1.50m du bord du trottoir. La sécurité était donc un objectif important même s’il est dans chaque projet un invariant. Le second objectif était de redonner de la visibilité à une vieille bâtisse pour permettre de louer les locaux à un éventuel porteur de projet d’un commerce de proximité. Constatant que de nombreux riverains stationnaient leur véhicule sur le trottoir Est, le long des maisons, nous avons souhaité mettre en place une démarche participative.
 


Le but étant de faire prendre conscience que ces véhicules stationnés ne faisaient que rajouter au vocabulaire déjà très routier de cet axe. Nous avons donc organisé des temps d’échanges appelés « apéro-projet » afin de discuter librement et de prendre le temps de convaincre que les solutions purement techniques (feux tricolores, plateaux surélevés,..) ne seraient que des contraintes subies par tous et pas seulement par les automobilistes dépassant le 50km/h. La qualité de l’espace traversé devait ainsi offrir des vues agréables sur ce bourg vivant, invitant les automobilistes à ralentir. 



Le rétrécissement de 7.30m à 5.50m aidant aussi à maintenir une vitesse normale tout en offrant un trottoir Ouest plus large et bien plus confortable. La mise en place, presque incongrue, des bancs et chaises participe aussi à la volonté de montrer aux passants que cette séquence de la route départementale traverse un bourg vivant et piétonnier où il faut faire attention. La végétalisation des trottoirs accompagne ainsi les piétons qui se rendent aux arrêts de bus, au cimetière, à la Mairie et prochainement au commerce de proximité qui intègrera la vieille bâtisse. Les arbres positionnés à tous les endroits possibles vis-à-vis des réseaux séquencent cet axe pour provoquer un ralentissement naturel. Proche de l’arrêt de bus un arbre majeur (Chêne à feuilles de saule) a été planté dans de très bonnes conditions pour lui permettre de se développer pleinement et d’être, d’ici quelques années, un arbre repère du bourg. Afin d’ancrer ce rôle dans les esprits, un atelier a été réalisé par la professeure des CM1-CM2 afin que les élèves réalisent un texte au sujet de ce chêne. Celui-ci a été mis en valeur par le travail d’une illustratrice et installé auprès du chêne. Enfin, dans l’objectif de partager cette requalification avec les habitants et de les inviter à « adopter » les plantes de pieds de mur, les plantes grimpantes ont été mises en place lors d’une plantation collective.



Maîtrise d’ouvrage: Commune de Granzay-Gript
Paysagiste: Scape
BET VRD: VERDI
Missions: phases : ESQ à AOR
Superficie: 1,1 ha | 330 ml | 4500 m²
Montant: 250 000 € HT
Conception: 2018
Réalisation: 2019-2020
Le Dauphiné Libéré | 06.04.2022
Ces entreprises veulent donner une nouvelle vie
aux déchets de chantiers
Mardi 29 mars, de nombreux acteurs de la filière BTP de Vaucluse, ainsi que plusieurs collectivités territoriales et services de l'État se sont retrouvés au lycée de La Ricarde à l'invitation de Luberon Sorgues entreprendre (LSE) et L'Envol. Avec Frédérique Campanella, notre spécialiste économie circulaire.

De gauche à droite : Christian Dubois, Loïc Corbillé, Patricia Esnault, respectivement président, secrétaire et directrice de l’association intermédiaire L’Envol, Hélène Félix présidente de LSE, Catherine Bézard, coordinatrice LSE, Frédérique Campanella du cabinet Verdi et Philippe Milles, pilote de la démarche Écologie industrielle LSE. Photo Le DL /Bénédicte BOST

L’objectif de ce moment était d’informer sur la réglementation (lire par ailleurs), et l’étude lancée avec le cabinet Verdi pour la faisabilité technique, juridique et économique de la création, sur le secteur Cavaillon - L’Isle-sur-la-Sorgue, d’une matériauthèque-ressourcerie dédiée au réemploi et recyclage des déchets du bâtiment et des travaux publics (BTP).
L’idée a été initiée par LSE (association qui réunit 200 entreprises dans le bassin Luberon, Pays des Sorgues, Monts de Vaucluse) dans le cadre de la démarche “Écologie industrielle” entreprise depuis 2018 et des “cafés du bâtiment” qui réunissent régulièrement les professionnels locaux du BTP autour de thèmes concrets, dont l’épineux problème des déchets de chantier. Le porteur du projet est L’Envol (intermédiaire de services à la personne qui fait travailler environ 300 personnes par mois entre Sorgues, Carpentras et L’Isle-sur-la-Sorgue), une structure animée par d’anciens chefs d’entreprise et créée il y a 25 ans, totalement adaptée à ce type de dossier créateur d’emplois d’insertion pour des personnes en difficulté.

De nombreuses missions
Cette matériauthèque aura pour mission d’organiser un point de collecte pour les matériaux, de préparer, reconditionner, nettoyer, déconstruire, recycler les matériaux collectés et de concevoir des objets en s’appuyant sur des artisans d’art, de les fabriquer et de les commercialiser. Le lieu pourra être à la fois espace de stockage, magasin de revente et showroom. Il comprendra aussi des ateliers dans lesquels seront accompagnées les personnes souhaitant réhabiliter des objets ou en créer à partir de matériaux de réemploi.
Les clefs de la réussite ont été clairement définies par LSE et L’Envol :
> Un collectif de professionnels, de maîtres d’ouvrage publics et privés et de maîtres d’œuvre s’engageant à fournir et réemployer les matériaux;
> Des utilisateurs de palettes les confiant à la plateforme;
> Des entreprises locales souhaitant aménager leurs locaux avec des créations réalisées avec des matériaux réemployés;
> Des artisans d’art qui viendraient se fournir en ressources;
> L’école supérieure d’Ébénisterie du Thor en partenaire;
> Une boutique ouverte aux particuliers;
> Des locaux bien situés à un moindre coût.
Et c’est là que réside le problème le plus urgent à résoudre. « Nous recherchons encore le lieu idéal, proche de grands axes de circulation, entre L’Isle et Cavaillon, avec du foncier constructible ou bâti, explique Catherine Bézard, l’animatrice-coordinatrice de LSE, et son rayon de chalandise sera d’environ 20 km. »

Un projet qui a déjà des soutiens de poids
Ce projet de matériauthèque a reçu un accueil très favorable de la part des maîtres d’ouvrage publics (collectivités territoriales, conseil départemental), des maîtres d’ouvrage privés, de la fédération du bâtiment, de la CAPEB, de la CMAR et des professionnels du bâtiment qui étaient présents.
Il est activement soutenu par la Préfecture de Vaucluse, l’Ademe, la Région, les deux intercommunalités - CALMV (communauté d’agglomération Luberon monts de Vaucluse) et CCPSMV (Communauté de communes Pays des Sorgues monts de Vaucluse) - et s’inscrit dans le cadre du PCAET (Plan climat air énergie territorial) de ce bassin, élaboré par le SCoT (Schéma de cohérence territoriale).
Des exemples à suivre
Plusieurs ressourceries dédiées au recyclage des déchets des industries et du bâtiment existent déjà en France et servent de référence au projet vauclusien : celles de Toulouse (Recyclobat) et Villeurbanne (Mineka) ont été visitées. Delphine Chouvet, la fondatrice des Valoristes Bourguignons près de Chalon-sur-Saône, a apporté son témoignage sur sa vocation d’insertion et les multiples matériaux qui gagnent une nouvelle vie, en dehors des incinérateurs ou des décharges.
Des boutiques d’objets issus de ressourceries sont déjà en ligne et pourraient devenir partenaires. Le modèle économique à mettre en œuvre pourrait s’inspirer de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération.

La loi Agec en bref
La loi Agec (antigaspillage pour une économie circulaire) est connue pour son objectif Zéro plastique jetable en 2040, et cela grâce à des mesures successives. Elle concerne aussi tous les autres secteurs de l’économie et notamment la gestion des déchets du bâtiment pour lutter, entre autres, contre les dépôts sauvages. Le principe du pollueur-payeur est effectif pour les produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment, destinés aux ménages ou aux professionnels. Les éco-organismes de la filière doivent établir un maillage territorial des installations reprenant les déchets du bâtiment. La traçabilité des déchets et le tri à la source deviennent des obligations. Les maîtres d’ouvrage doivent utiliser des matériaux recyclés ou bio-sourcés pour améliorer leur performance environnementale, et ils sont responsables de la gestion des déchets qu’ils produisent jusqu’à l’exutoire final.
La Région Sud a adopté un Plan régional de prévention et de gestion des déchets, qui fixe pour objectifs de valoriser 75 % de ses DI (déchets inertes) et 65 % de ses DND (déchets non dangereux) d’ici 2031, de développer le réemploi et augmenter de 10 % la quantité de déchets faisant l’objet de prévention (réduction à la source) et de limiter de moins de 50 % ses capacités de stockage en 2025.