Nord Littoral | 19.11.2022
Comment le règlement sur la publicité va impacter les commerces
La communauté de communes du Sud Artois réfléchit à son règlement local de publicité intercommunal. Des règles qui vont bientôt impacter les commerces qui devront s'y conformer.

Les commerces auront un délai pour se mettre en conformité.


On distingue trois types de publicités : la publicité en elle-même, l’enseigne et la pré-enseigne. Certaines se trouvent au sol, sur les murs, le mobilier urbain ; d’autres sur la façade du commerce, en toiture, en drapeau ; et la dernière à quelques mètres de la boutique. Afin de « maîtriser » cette publicité et de lui donner un côté homogène, la communauté de communes du Sud Artois travaille sur son règlement local de publicité intercommunal. “ Si nous ne le faisons pas maintenant, un transfert automatique vers le règlement national se fera à partir du 1er janvier 2024 ”, annonce l’interco.


Une réunion publique était organisée à Bapaume, jeudi 10 novembre


Après une phase de diagnostic, le cabinet Verdi fait un constat : plus de 50 % des publicités sont des publicités locales, la majorité des commerces dépasse le nombre limite de publicités, il y a un manque d’harmonie, et beaucoup de publicités sont non-conformes.
La publicité se loge notamment dans les sept bourgs du territoire que sont Bapaume, Achiet-le-Grand, Bertincourt, Bucquoy, Croisilles, Hermies, Vaulx-Vraucourt et le long des grands axes. “ Ce sont des secteurs à enjeux. ”

Adopté dès l’été 2023
Les spécialistes ont également abordé les quatre premières grandes orientations avant la validation du règlement : limiter la publicité dans les zones rurales pour préserver les communes ; améliorer la qualité paysagère des entrées de ville des principaux bourgs ; harmoniser les pré-enseignes dérogatoires situées en dehors des agglomérations ; et renforcer l’attractivité des zones commerciales et économiques tout en ayant une meilleure intégration environnementale et paysagère de la publicité dans les projets urbains. Une règle sera également à suivre : l’extinction des enseignes lumineuses au plus tard 1h après la fermeture et au plus tôt 1h avant la reprise du magasin. Le territoire sera découpé en quatre zones.
Une enquête publique sera ouverte au premier semestre 2023, pour une mise en application du RLPI dès l’été. Le délai de mise en conformité pour les publicités et pré-enseignes est établi à deux ans, et six ans pour les enseignes.

“ C’est bien de travailler l’homogénéité ”

Marie-Noëlle Acquette détient la boutique Les Meubles Follens à Bapaume. Elle est aussi la présidente de l’union des commerçants et artisans de Bapaume. Elle est venue à la réunion publique de Bapaume, jeudi 10 novembre afin de “ faire le point ” sur cette future réglementation. “ C’est bien de travailler l’homogénéité. C’est clair qu’il y a nécessité dans certaines zones. Mais la question est de savoir si les gens sont au courant de ces règles. Ce règlement permettra à tout un chacun de se remettre dans le cadre. J’espère juste que ce règlement n’est pas trop restrictif, il faudra voir les critères. C’est aussi une bonne solution pour la sécurité routière. ”
Bordeaux Métropole | 16.11.2022
Les apports du végétal en ville
Dans le cadre du mécénat citoyen Jardiniers Mécènes de Bordeaux Métropole, le 16 novembre à 18h30, Éric Larrey, Directeur de l'Innovation, de VERDI donnait une conférence en direct, animée par François Durquety, pilote du projet Plantons 1 Million d'Arbres. Durée 45 minutes

Département de la Gironde | 14.11.2022
Démarche Participative pour la végétalisation
de la cour du Collège Albert Camus d'Eysines
Végétalisation de la cour, développer une démarche commune entre usagers, concepteurs et maitrise d'ouvrage. Cette démarche implique tous les acteurs du projet - collégiens, équipes pédagogiques et de co-veillance, équipes de maintenance et de gestion – qui se réunissent en ateliers pour co-concevoir et co-réaliser une cour…

VERDI | 08.11.2022
Retour en vidéo sur la construction du camp du Larzac
Après 4 ans de travaux, les équipes ont remis les clés du dernier bâtiment d'hébergement du cœur de régiment du général Castelnau.
Conception-Réalisation, Aménagement, Exploitation et Maintenance de la 13ème demi-brigade de la Légion étrangère sur le camp du Larzac
Maître d'ouvrage | Établissement du Service d'infrastructure de la Défense Bordeaux | Architectes, Moon Safari, bédrune architectes | Entreprise générale, Daudigeos, Delta Construction | Verdi ingenierie, Économie, TCE, VRD | OOk, paysage | EDF Optimal Solutions | Less is more.

Construction21 | 08.11.2022 | Eric Larrey
123 communes de la petite couronne : ICU et végétalisation
Avec près de 4,7 millions d’habitants, les trois départements de la première couronne forment un ensemble urbain très varié, tant en matière de densité d’habitants (de 400 à 27 400 hab./km2), que d’espaces végétalisés et arborés. Un terrain idéal pour la poursuite des réflexions sur les questions de densification et de végétalisation des milieux urbains.
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La Nouvelle République | 08.11.2022
21,8 km de canalisations acheminées grâce au train
Pour son chantier du siècle, entre Pontify et Taizé, le SEVT a tenu à être livré par le rail. Les premiers wagons sont arrivés et les chiffres donnent le vertige.
A l'échelle de la planète et du besoin brûlant de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, cela peut paraître une goutte d'eau. Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières. “ C'est bien de parler du réchauffement climatique, mais c'est encore mieux de traduire ces discours en actes, résume Bernard Gauffreteau, président du Syndicat d'eau du Val de Thouet (SEVT). C'est pourquoi nous avons tenu à être livrés grâce au fret ferroviaire. ”

Une commande qui reste exceptionnelle
Une livraison qui n'a rien d'anodin. Il s'agit en effet d'acheminer les 21,8 km de tuyaux qui relieront le château d'eau de Pontify (Assais-les-Jumeau) à l'usine de traitement des Coulées, à Taizé-Maulais (Plaine-et-Vallées). Une canalisation géante destinée à connecter plusieurs réseaux afin de sécuriser la distribution d'eau potable.
Ce chantier du siècle a démarré hier et doit s'achever, sauf mauvaise surprise, en mai 2023. Le coût total avoisine 8,5 millions d'euros, dont environ la moitié pour la fourniture des matériaux (fabrication et transports) et l'autre moitié pour les travaux d'installation (divisés en trois lots et trois entreprises). “ On a préféré scinder le marché pour optimiser les coûts ”, note Bernard Gauffreteau.


Ce premier convoi, long d'environ 600 m, est arrivé vendredi aux Carrières Roy à La Gouraudière (Mauzé-Thouarsais) avec 1 735 tuyaux de six mètres, soit un total de 10,4 km de canalisations.


Parti mardi 1er novembre à midi directement depuis l'usine Saint-Gobain PAM Canalisations à Pont-à-Mousson (Lorraine), le train spécial est arrivé vendredi 4 novembre à 5 h du matin aux Carrières Roy, sur le site de la Gouraudière, à Mauzé-Thouarsais. “ La gare de Thouars n'était pas adaptée, notamment pour le déchargement, indique Benoît Niederberger, du groupe Saint-Gobain. Pour nous, c'est une commande qui reste exceptionnelle. On n'en a pas plus de quatre ou cinq par an d'un tel volume. ” Hier, le groupe Brangeon Fers a débuté les trois jours de déchargement des tuyaux sur des camions, afin de les livrer sur les trois plates-formes de stockage, réparties au long du parcours.

Un combat du rail encore loin d'être gagné
Les chiffres de cette vaste opération ont de quoi donner le tournis. Ce premier convoi (un second est prévu en janvier 2023), composé de 25 wagons et long d'environ 600 m, a en effet transporté pas moins de 1 735 portions de canalisations de 6 m chacune (et environ 500 kg), soit un total de 10,4 km (et plus de 867 tonnes). “ Les tuyaux sont en fonte ductile, une fonte de haute qualité qui a subi un traitement chimique au magnésium pour la rendre plus souple et moins cassante. C'est un matériau robuste, d'une durée de vie de 100 ans ”, détaille Benoît Niederberger.
“ ll aurait fallu 38 à 40 camions pour transporter tout ça par la route ”, indique Bruno Choisy, directeur exécutif d'Écorail Transport, qui a pris en charge la fin du parcours pour le compte de Fret SNCF. Un bel effort à souligner, mais le combat du rail contre la route est encore loin d'être gagné.
Le Courrier de l’Ouest | 08.11.2022
Faire circuler l'eau sur 21 km
Le Syndicat d'eau du Val du Thouet (SEVT) a fait amener 10 km de tuyau par fret, pour son chantier de raccordement. Le but est de sécuriser l'approvisionnement en eau potable.
Un chantier hors-norme a démarré, hier, pour le Syndicat d'eau du Val du Thouet (SEVT). “ Un renouvellement de canalisation se fait sur 100 mètres, détaille le président du SEVT Bernard Gauffreteau. Là, on pose 21 km de canalisations pour relier l'usine de traitement de Taizé (Plaine-et-Vallées) au réservoir de Pontify (Assais-les-Jumeaux). ”
L'enjeu de ce chantier pour approvisionner en eau potable les habitants a été accentué par la sécheresse cet été. “ En Thouarsais, on a souvent été appelé le « dernier village gaulois », parce qu'on était le seul syndicat du département à n'être raccordé à personne, explique le président, qui travaille depuis cinq ans à ce projet. On a vu cet été que l'eau peut manquer. On a commencé à voir des communes entières qui n'avaient plus d’eau potable (pas en Deux-Sèvres, mais dans d'autres départements comme l'Aveyron, le Morbihan ou les Vosges, NDLR). En Deux-Sèvres, la situation au Cébron est dramatique. ” La retenue du Cébron alimente plus de 100 000 personnes en eau, et son niveau a baissé jusqu'à 25 % de remplissage cet été. Or, le raccordement fonctionnera dans les deux sens : le Thouarsais pourra être secouru par le sud et pourra secourir le sud jusqu'au Cébron.

Il y a beaucoup d'eau en Thouarsais. “ Mais si on subissait une grave pollution, la situation serait très difficile sans être raccordés aux autres ”, estime le président du SEVT. D'ailleurs, l'une des cinq stations de pompage du SEVT pourrait devenir inaccessible dans quelques années. La réglementation française interdit d'utiliser pour l'eau potable une nappe phréatique qui contient plus de 100 mg de nitrates par litre : un seuil que va dépasser la nappe des Lutineaux dans quelques années. “ On espère obtenir une dérogation des services de l'État, de l'ARS (Agence régionale de santé), on y travaille déjà ”, annonce Bernard Gauffreteau. L'eau qui sort du robinet reste de bonne qualité car elle passe par l'usine de dénitrification. “ Le taux de nitrates augmente dans tous les syndicats, en raison des pratiques agricoles des années 1970-1980, rappelle le président du SEVT. Dans 30 à 40 ans, on va retrouver de très bons seuils.


Sur place étaient réunis les représentants de l'entreprise Brangeon, chargée du transport en camion de Thouars jusqu’au chantier, du SEVT, gui a commandé et finance les travaux, d'Ecorail, qui a transporté les tuyaux par fret de Lorraine jusqu'à Thouars, et Saint-Gobain PAM, qui a produit les canalisations.

Les tuyaux sont produits par Saint-Gobain PAM, à côté de Nancy. L'entreprise fabrique aussi des raccords et des vannes. Les canalisations commandées par le SEVT sont en fonte, “ pour une durée de vie d'environ 80 ans ”, explique Bernard Gauffreteau.
La société Ecorail s'est chargée du transport en fret. Les tuyaux sont partis de leur lieu de production à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) le 1er novembre et sont arrivés vendredi à la carrière Roy de la Gouraudière, à Thouars. Un second train est prévu en janvier. Le déchargement des 25 wagons a duré trois jours. “ Une quarantaine de camions ont été évités sur les routes, notre empreinte carbone est plus basse de 71 % en passant par le fret ”, estime le président du SEVT. Pas d'économie financière pourtant : d'après le représentant du groupe Saint-Gobain PAM, qui suit souvent le transport de canalisations, le fret serait encore légèrement plus cher que le transport par route.

Ensuite depuis Thouars, les camions de l'entreprise Brangeon livrent les canalisations sur les trois plateformes de chantier : à la sortie de Taizé direction Saint-Généroux, à Irais et à Assais-les-Jumeaux. Il ne s'agit pas de convoi spécial, mais de “camions spécifiques pour décharger avec un système de ventouse, tuyau après tuyau, et les mettre à plat sur le chantier sans les endommager ”, explique Laurent Bimier, responsable relation clients de Brangeon.
Les premiers camions sont partis lundi matin, et la pose des canalisations a commencé. “ Il faut creuser 1,4 mètre sous la surface, poser le tuyau et refermer, pour les mettre hors gel ”, précise Benoît Niederberger, de Saint-Gobain PAM. La mise en service est prévue pour fin 2023.


36 000 habitants
Sont alimentés parle Syndicat d'eau du Val du Thouet (SEVT) dans 29 communes en Thouarsais, Airvaudais, Gâtine et Bocage bressuirais.
La République du Centre | 27.10.2022
Ces petites villes du Pithiverais passées au crible par les habitants
Hier matin, les élus et les habitants de Puiseaux ont déambulé dans la ville dans le cadre du programme Petites villes de demain qui vise à dynamiser les communes.
Il est 10 heures. Une petite quinzaine de personnes, rassemblée devant la mairie, écoute attentivement les explications de Thomas Garbin, urbaniste spécialisé en mobilité chez Verdi Nord de France, entreprise basée à Lille, dans le Nord. Dans le cadre du programme Petites villes de demain qui consiste à rendre attractif le cœur d'une commune, des balades participatives et des ateliers ont été organisés.

Dans le secteur du Pithiverais, Malesherbes, Beaune-la-Rolande et Puiseaux ont été labellisés Petites villes de demain fin 2020. “ Ces trois communes se sont engagées. La signature de la convention de l'opération de revitalisation du territoire est programmée avant la fin de l'année. Elle permet de faciliter les procédures pour mettre des outils en place ”, rappelle Félicien Daniel, chef de projet Petites villes de demain à la communauté de communes du Pithiverais Gâtinais.

Thomas Garbin, au début de la balade participative à Puiseaux.

C'est donc le cabinet Verdi qui est mandaté pour la partie stationnement et circulation du projet. “ Au cours de la balade, les habitants vont évoquer les problèmes de mobilité ”, informe Thomas Garbin.

Encore au stade de l'étude
Avant de commencer la balade, le groupe se scinde en deux. Dix points d'arrêts sont répertoriés à Puiseaux. Circulation, stationnement, signalétique ... Tout est passé au crible par les habitants. “ Ici, nous sommes au cœur du village ”, s'exclame Alain Nebout, Puiseautin et premier adj oint de la ville, en arrivant sur la place du Martroi. “ Il faudrait mettre une fontaine à eau. L'eau, c'est la vie et ça apaise. ” Isabelle, qui est arrivée en 2007 à Puiseaux, pointe les difficultés pour passer en poussette sur les trottoirs. Des voitures mal garées bloquent souvent l'accès. Même constat pour Fabienne, une autre habitante. “ L'accessibilité, quand on est en fauteuil roulant, n'est pas simple. Malheureusement, il n'y a pas que Puiseaux qui y est confronté. ” Tout au long de la balade, les Puiseautins scrutent, critiquent et signalent tout ce qui pourrait être amélioré, voire modifié, à Thomas Garbin. “ On prend note de toutes les remarques. Durant l'étude, on va formaliser les choses et voir comment les intégrer dans notre réflexion globale ”, précise l'urbaniste.
Actuellement, les trois villes sont encore au stade de l'étude. “ On a bien avancé. Elle sera donc finie au début de l'année. ”