Constuction21 | 03.12.2021 | Eric Larrey
Évaluer et simuler l’impact des solutions de lutte contre l’inconfort thermique et les îlots de chaleur urbains (ICU)
La lutte contre les ICU, et plus généralement l’inconfort thermique en ville, passe par plusieurs leviers qui n’ont pas tous le même impact et qui ne sont pas forcément adaptés à toutes les morphologies urbaines. Lesquels mobiliser, où et pour quels retours ? Une solution pour identifier les leviers adaptés passe par le triptyque acquisition et traitement de données, modélisation et simulation.
 
VOIR PLUS    
VERDI | 02.12.2021
Espaces verts de la ville de Vichy, îlot de chaleur
Les habitants ont désormais accès en temps réel à l'ambiance thermique de 6 des 29 sites instrumentés du territoire. Un réseau de capteurs installé par VERDI, qui assure le traitement de l'information afin d'assister le service des espaces verts et de fournir des préconisations d'aménagement pour lutter contre les îlots de chaleur urbains et le rechauffement climatique.
Un développement réalisé en partenariat avec HXPERIENCE.
VOIR PLUS    
VERDI | 02.12.2021
Convention des Entreprises pour le Climat, la session 3 démarre aujourd'hui !
Et si on valorisait ce qui compte vraiment ? 150 entreprises en quête d’une nouvelle boussole.
La session 3 de la Convention des Entreprises pour le Climat, une initiative qui a pour but d’aider les entreprises à agir pour le climat et la biodiversité, démarre aujourd'hui jeudi 2 jusqu'au samedi 4 décembre, à Nantes.
3️⃣ Dans la continuité du questionnement de son modèle économique et de sa raison d'être pour une soutenabilité forte, cette session 3, intitulée "Nouvelle boussole", explore les nouvelles façons de mesurer la performance de son entreprise, pour valoriser ce qui compte vraiment. Ses objectifs sont :
✔ Identifier comment une comptabilité augmentée peut être un levier pour la transformation écologique et sociale de l’entreprise
✔ Comprendre comment les acteurs financiers - publics, privés, actionnaires, banques - accompagnent les entreprises engagées dans une transformation environnementale en profondeur
✔ Approfondir les échanges entre dirigeants d’une part, les politiques et l’administration d’autre part

🌍 150 entreprises sont engagées dans l’aventure CEC, leurs dirigeants et planet champions, au nombre de 240, suivent un parcours “apprenant-agissant” de 12 jours sur 8 mois pour comprendre les mécanismes du climat et de la biodiversité, et définir la feuille de route de redirection écologique de leur entreprise !

✨ A l’approche de l’événement, nous, bénévoles, intervenants experts, dirigeants, planet champions, garants, partenaires, sommes impatients de nous retrouver pour continuer à avancer tous ensemble vers notre objectif commun de transformation de l’économie française !

🔔 Chaque soir de la session 3, un récit photo est publié sur la page Linkedin de la Convention des Entreprises pour le Climat, abonnez-vous pour être informé !
Urbanisme | n°422, novembre 2021 | Julien Meyrignac
“ Designer, cela veut dire que nous nous engageons ”
Verdi, groupe indépendant créé il y a trente-cinq ans à Lille, est devenu un acteur de référence et engagé de l'ingénierie. Caractérisé par deux engagements forts : la plus grande proximité avec tous les territoires – notamment ceux qui peinent à trouver des compétences en la matière – et une mobilisation dans le domaine de l'écologie et du développement durable. Rencontre avec son Directeur général, Olivier Renaud.
Comment le groupe Verdi a-t-il investi le domaine très large et pourtant très spécifique de l’ingénierie territoriale et urbaine ?
À l’origine, mon père, Yves Renaud, ingénieur qui travaillait dans une société de travaux publics, a créé en 1987 une société d’études et de maîtrise d’œuvre sur une intuition : l’État, les directions départementales de l’Équipement (DDE, ancêtres des DDT-M) allaient se désengager des prestations de services, des marchés, au service des collectivités. Il a d’ailleurs recruté bon nombre de fonctionnaires et contractuels de l’État qui l’ont suivi dans l’aventure du conseil privé, à l’origine dans les domaines des infrastructures, puis de l’aménagement urbain, en agrégeant des compétences sur les problématiques idoines : hydraulique, ouvrages d’art, etc.
Rapidement, il a ouvert des agences régionales de B&R Conseil (nom de la structure d’origine, NDLR), principalement dans la moitié est du pays, pour être au plus proche du terrain, de la commande et des missions. Ces implantations étaient essentiellement dans des villes moyennes, le credo étant « pour faire de l’ingénierie territoriale, il faut des agences territoriales ». Cela peut sembler tomber sous le sens aujourd’hui, avec le retour en grâce des territoires, mais à l’époque beaucoup d’observateurs ne comprenaient pas ce choix.
Puis, au début des années 1990, les collaborations avec son frère, mon oncle, Pierre Renaud, architecte et surtout urbaniste – qui avait créé une société pionnière et reconnue, la Sorepa –, se multiplient, notamment autour des études environnementales : études d’impacts, schémas directeurs d’assainissement adossés aux documents d’urbanisme, etc.
À ce moment-là, mon père a mesuré la logique technique autant que l’intérêt économique d’une intégration verticale des métiers ; et les deux sociétés ont progressivement fusionné et développé une approche intégrée de la planification territoriale et de l’aménagement urbain et rural, très structurée autour de l’environnement dans toutes ses dimensions.
Enfin, troisième étape, à la fin des années 2000, alors que jusqu’à présent le groupe s’était développé de manière organique, il rachète un ensemble de sociétés spécialisées dans l’ingénierie du bâtiment dans toutes ses composantes – y compris la maintenance – basées dans le Sud-Ouest. Ce rachat répondait à un double objectif : compléter le maillage territorial et développer les activités « aval ».


Pouilly-en-Auxois, requalification du centre-bourg

Cette diversification par croissance externe a-t-elle constitué une étape importante dans le développement du groupe ?
Pour être franc, cela n’a pas été facile, principalement en raison du choc des cultures techniques. Autant, il avait été assez facile d’investir, depuis la position « médiane » de l’aménagement, toute l’ingénierie amont de la planification et de l’aide à la décision, autant entrer dans le domaine du bâtiment n’a pas été évident.
C’était un peu une aristocratie, travaillant pour des donneurs d’ordres différents, des budgets plus élevés… et même plus trivialement, c’était parfois de simples questions sémantiques : les termes « maîtrise d’œuvre » ou « environnement » ne voulaient pas dire la même chose pour l’aménagement et pour le bâtiment.
Il a fallu faire œuvre de pédagogie, et expliquer que l’aménagement territorial et urbain, c’est systémique, donc tout est important. Il ne doit pas y avoir de système de valeur en ingénierie territoriale. Mais si la greffe a pris du temps, elle a fonctionné, avec une activité en bâtiment qui est désormais largement sortie du Sud-Ouest et qui a grandement contribué au développement du groupe.

Procéder à cette intégration verticale vous a-t-il mis en concurrence avec les majors ?
À vrai dire, pas vraiment, car comme je l’ai indiqué, Verdi est fort sur ses implantations originelles, qui concernent des territoires périurbains et ruraux auxquels les majors ne s’intéressent pas spontanément. Il y a même eu une période où nous continuions à ouvrir des agences régionales alors que les majors en fermaient.
En nous focalisant sur des projets plus petits et pas forcément moins complexes, nous nous sommes bâti une expérience reconnue qui nous permet désormais de soumissionner sur des territoires métropolitains, pour lesquels, dès qu’on se situe à une certaine granulométrie de projet, nous nous associons avec des majors car nous avons conscience – eux et nous – d’être complémentaires. En dessous de cette granulométrie, nous sommes en concurrence, mais sur une fraction limitée de notre chiffre d’affaires.

Sur quelle expertise, quelles dimensions, les majors viennent-ils vous chercher, les maîtres d’ouvrage vous choisissent-ils ? L’environnement ?
C’est indéniable.
Nous avons une expérience et un capital de références en environnement, reposant sur des valeurs que nous n’avons eu de cesse de consolider. Par conviction, mais aussi pour ne pas se disperser.
Nous sommes une société du Nord qui a fait ses armes sur des territoires aux forts enjeux environnementaux, mais aussi où les élus – et je pense notamment à Marie-Christine Blandin, qui était présidente des Verts de la région entre 1992 et 1998 – ont mobilisé et poussé les acteurs à intégrer très tôt les questions environnementales.
Il ne faut pas oublier que chez Verdi, le déploiement de l’environnement vient des activités d’urbanisme et non d’aménagement, et qu’il irrigue et structure toutes les activités du groupe jusqu’à aujourd’hui, avec l’achat d’une société spécialisée en arboriculture urbaine pour traiter les îlots de chaleur, ou le développement d’activité de réemploi au service de l’économie circulaire.
Et cette culture environnementale est notre ciment, notre langage commun entre des activités parfois de plus en plus hétéroclites ou spécialisées. Car c’est sur cette double réponse que nous sommes attendus : maîtriser en généralistes tout le process du développement de projet, et apporter des solutions très techniques et innovantes.

Ce sont des enjeux importants en termes de ressources humaines, je suppose, aussi bien pour ce qui est de l’animation technique des équipes que du recrutement ?
Nous avons toujours eu un mélange de profils ingénieurs et universitaires, et je dois dire que l’évolution des capacités et postures des candidats nous convient bien ! Nous recrutons des ingénieurs qui ont de plus en plus des profils et des sensibilités de généralistes, et de plus en plus d’universitaires qui ont un bagage technique très solide. Il n’y a pas vraiment de question d’acculturation pour les nouveaux venus.
Ce qui a changé pendant les vingt ou trente dernières années, c’est précisément la diversification des profils qui étaient assez spécialisés et pointus à l’origine, mais ces ingénieurs-là (ESTP, etc.) ont longtemps déserté nos métiers pour aller dans la promotion immobilière ou la finance.
Aujourd’hui, certains reviennent vers l’ingénierie, avec une plus grande ouverture, des valeurs et des convictions fortes. Pour ce qui est de l’animation technique, il faut bien comprendre que les maîtres d’ouvrage, les cadres de consultation nous demandent une grande polyvalence entre les domaines, les échelles et les phases d’intervention. Elle n’est possible qu’à deux conditions : la mise à disposition d’outils collaboratifs performants pour travailler en mode projet, et un management de proximité qui sait rappeler, quand c’est nécessaire, qu’autonomie ne veut pas dire indépendance.

Précisément, qu’en est-il de l’évolution de la commande publique en ingénierie territoriale ou urbaine ? Êtes-vous confrontés à de nouveaux maîtres d’ouvrage ? De nouvelles commandes ? De nouvelles problématiques ?
L’ingénierie territoriale s’adresse en priorité à l a sphère publique et parapublique, aux collectivités territoriales et à l’économie mixte, mais aussi de plus en plus aux bailleurs sociaux qui élargissent grandement le spectre de leurs interventions pour se positionner sur des opérations d’aménagement, des programmes mixtes intégrant de l’habitat intermédiaire.
C’est très vrai dans les territoires où les aménageurs et promoteurs ont des réticences à se positionner et où les bailleurs sociaux jouent un rôle important pour l’ensemble de la dynamique résidentielle et de développement du territoire. Mais nos principaux donneurs d’ordres restent les collectivités qui sont confrontées à un double challenge : gérer des procédures de plus en plus complexes avec de moins en moins de moyens de toute nature. Souvent moins de ressources internes (en quantité et en qualité) et moins de ressources financières, ce qui les conduit à lancer des marchés pour des prestations globales (type conception réalisation et apparentés), sur des prix forfaitaires, et avec des budgets souvent limites.
Il ne nous est pas toujours garanti – dans de tels dispositifs – d’être à la fois utiles au maître d’ouvrage, fiers de ce que l’on fait et rentables ; donc nous sommes – chez Verdi, mais c’est aussi vrai pour bon nombre de nos confrères – de plus en plus en sélectifs dans nos réponses aux appels d’offres. Nous devons continuer à faire des marges pour innover, et parfois on nous assigne presque des objectifs ou des responsabilités de services publics, déconnectés de la réalité économique. Mais pour en revenir aux problématiques, à la commande proprement dite, il est évident que nous sommes confrontés à des projets de plus en plus techniques.
C’est-à-dire qu’au surplus de la complexité globale du développement du projet, se posent désormais des « challenges » techniques, comme lorsqu’on nous demande de mettre en œuvre des techniques ou matériaux originaux requérant des agréments ou de pousser le volet gestion ou maintenance des dispositifs.
À ce sujet, j’aimerais dire que nous sommes, tous, les maîtres d’ouvrage comme les prestataires en ingénierie territoriale ou urbaine, confrontés à des formes de paradoxes ou injonctions contradictoires liés à la loi MOP, dont bon nombre d’observateurs
– étrangers notamment – ont bien du mal à comprendre qu’elle soit encore en place, et qui est, du reste, érodée progressivement. Pour faire simple, tout le monde veut des projets plus raisonnés et responsables, on parle de frugalité… et on continue de rémunérer l’ingénierie sur le pourcentage des montants de travaux…
Les maîtres d’ouvrage publics sont confrontés à des enjeux ou ont envie de s’engager dans des problématiques nouvelles qu’il leur est impossible d’intégrer, et même de corréler, aux marchés d’ingénierie. Et plus globalement, une mauvaise habitude persiste, difficile à faire disparaître, qui consiste à considérer que tout est « payé » par les projets, par le développement… même l’innovation, même la durabilité environnementale, sociale et sociétale.
Or comment apporter des conseils, développer des projets intégrant la prise en compte des risques dans le contexte du réchauffement climatique, la mise en place de dispositifs particuliers ou innovants de nature à favoriser la résilience territoriale, la gestion des ressources ou le développement de la biodiversité dans ces cadres de marchés ? Ces sujets me préoccupent tout particulièrement, et je compte les porter lors de la Convention des entreprises pour le climat (du 9 septembre 2021 au 18 juin 2022, NDLR), car Verdi a la chance de faire partie des 150 entreprises engagées.

Ces nouvelles approches ont nécessairement un impact sur la posture professionnelle et l’exercice professionnel courant, n’est-ce pas ?
Oui, c’est très juste, d’ailleurs nous venons d’adopter une nouvelle base-line pour bien caractériser l’évolution de nos approches : nous qualifions notre activité – qui est la somme de nos métiers – « designer de territoire ».
Dès l’origine, nous avons qualifié notre activité « ingénierie territoriale » que nous rapprochions plus de l’ingénieur que du génie, de l’intelligence : nous affirmions de hautes compétences techniques, l’héritage historique du corps des ingénieurs, qui étaient avant la révolution industrielle aussi les architectes, et qui assuraient la conception globale des villes. Puis, petit à petit, cette conception a évolué pour se situer du côté du génie, c’est-à-dire du chef d’orchestre qui impulse le rythme, coordonne et dirige les musiciens pour exécuter une pièce de musique.
Mais depuis quelque temps, cette définition ne nous convenait plus car nous la jugions trop restrictive, trop conventionnelle, il lui manquait la dimension qui prend aujourd’hui de plus en plus de place dans nos missions et qui est la création : que l’on parle d’idéation lors de réunions de concertation, ou de prototypage de projet, de coconception…
Les grandes marges de progrès dans la conception des projets sont moins esthétiques que fonctionnelles et techniques, et à partir du moment où nous – Verdi – sommes désormais systématiquement partie prenante des process de conception, pour ce qui concerne la maîtrise des usages, l’innovation, il nous est apparu légitime et nécessaire de l’affirmer.

La notion de designer a-t-elle été bien comprise et acceptée en interne ?
Je ne vous cache pas que nous avions un certain nombre de doutes… Nous avions notamment peur que les ingénieurs ne s’y retrouvent pas. Et nous recherchions une vraie adhésion, parce que ce terme de designer, ce n’est pas qu’une définition du domaine d’activité du groupe, c’est une posture collective qui demande qu’on y adhère individuellement.
Mais les retours des collaborateurs ont été très positifs, et comme espéré, ce terme s’est révélé fédérateur, il crée un sentiment d’appartenance, une émulation que recherchent notamment les jeunes diplômés, car il est une réponse à « l’ubérisation » des métiers de l’ingénierie territoriale ou urbaine, une tendance lourde que la crise sanitaire risque fort d’amplifier.
Nous pensons que plus que jamais l’ingénierie est une matière et une pratique systémique et que les transversalités sont au moins aussi importantes que les expertises ; et que la fonction déterminante, c’est la fonction collective d’agrégateur intégré au process de conception. Elle est nécessaire en termes de performance, mais elle l’est aussi et surtout en termes de responsabilités vis-à-vis des maîtres d’ouvrage. Designer, cela veut dire que nous nous engageons.

Cet affichage de « designer de territoire » est-il bien compris, appréhendé par les maîtres d’ouvrage ?
Dans l’imaginaire collectif, le design évoque avant tout l’industrie, au même titre que l’ingénierie ; il n’y a donc pas de franc malentendu.
Mais pour répondre à votre question, oui, dans la mesure où nous leur expliquons que plus nous nous situons au cœur du process de conception et plus nous sommes en mesure de leur apporter ce qu’ils viennent chercher depuis toujours dans l’ingénierie : l’innovation, la technique et la sécurité.
Car nous n’oublions pas que nous sommes là pour apporter une forme d’assurance, dans un contexte de plus en plus complexe, incertain et même exposé en termes de responsabilités. Mais pas en position de garant ou de certificateur, en position de concepteur ou coconcepteur.

Pour conclure, quels sont, selon vous, les sujets d’avenir en matière d’ingénierie territoriale et urbaine ?
Nous ne sommes qu’au début du « re », du renouvellement, du réemploi… les opportunités en la matière sont immenses. Ce sont des questions qui en apparence peuvent encore sembler accessoires, alors qu’elles soutiennent des enjeux environnementaux, sociaux et financiers énormes. Et elles peuvent suggérer la simplicité, comme s’il suffisait de s’en remettre au bon sens, alors qu’en réalité elles sont très sensibles et complexes.
Les Echos | 05.11.2021
Comment Colombes se prépare aux Jeux Olympiques de 2024
A Colombes, les travaux du stade départemental Yves-du-Manoir où seront accueillies les épreuves de hockey sur gazon lors des JO 2024 à Paris, se mettent en marche. La Ville souhaite s'appuyer sur son statut de ville hôte comme source de dynamisme pour le territoire.
Avec le stade départemental Yves-du-Manoir, l'histoire de la ville de Colombes (Hauts-de-Seine) est liée à celle des Jeux Olympiques. En 1924, la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris y avait été notamment célébrée. Un siècle plus tard, il accueillera les épreuves de hockey sur gazon aux JO 2024 et s'offre un relooking pour l'occasion. Les travaux ont commencé à l'été 2021 après le démontage de la tribune annexe, vendue aux enchères pour 43.785 euros à un acheteur resté anonyme. S'en est suivie la destruction du gymnase. Dernière étape en date : les gradins du virage sud de la tribune historique, détruits en octobre 2021.


Les gradins du virage sud de la tribune du stade Yves-du-Manoir ont été détruits au mois d'octobre 2021. Le site deviendra le siège de la Fédération Française de Hockey sur gazon.

Le projet prévoit la réhabilitation de la tribune historique, la création de deux terrains pour la pratique du hockey sur gazon et de deux bâtiments où seront accueillis locaux administratifs et vestiaires. Le site deviendra en effet le siège de la Fédération française de hockey sur gazon. Après les Jeux, habitants et associations pourront également profiter de quatre nouveaux terrains de football, trois terrains de rugby et un anneau olympique. L'enveloppe s'élève à 94,2 millions d'euros. La Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques, prendra en charge 13,6 millions d'euros.

Livraison prévue fin 2023
La démolition du virage nord sera effectuée entre la fin 2021 et le début 2022. « Nous devons mettre les infrastructures à disposition six mois avant le début des JO. Nous prévoyons donc une livraison pour le 31 décembre 2023 » déclarait le président du Conseil départemental Georges Siffredi en mai 2021 aux « Echos ».

Colombes est l'une des seules villes hôtes des JO 2024 dans les Hauts-de-Seine avec Nanterre, qui accueillera les épreuves de natation et de waterpolo dans la Défense Arena. La Ville souhaite profiter de cette dynamique sur le territoire, explique Fatoumata Sow, première adjointe au maire (EELV) Patrick Chaimovitch, en charge du Sport et des Jeux Olympiques et Paralympiques. « Nous voulons que ce soient des Jeux pour toutes et tous et dépasser la dimension sportive de l'événement. » L'élue y voit notamment une opportunité d'emploi sur le territoire.

Plan de formation olympique avec Pôle emploi
Le chantier du stade Yves-du-Manoir crée en effet des heures d'insertion que la première adjointe souhaiterait voir attribuer à des habitants de la ville. Tout comme les travaux de la piscine, un futur centre d'entraînement pour la natation artistique, qui fera l'objet d'une réhabilitation et d'une extension. Sur cette question de l'insertion, la municipalité négocie avec les opérateurs des deux chantiers afin que la population puisse accéder à des emplois dans la sécurité ou l'hôtellerie-restauration, créées dans le cadre des Jeux. Elle élabore avec Pôle emploi un plan de formation olympique.

En charge du dossier au sein de l'intercommunalité Boucle Nord de Seine, Fatoumata Sow souhaite également travailler sur le rayonnement territorial. « Nous avons commencé à fédérer les villes du territoire pour proposer un guide commun de consommation locale pour les délégations étrangères. » indique-t-elle. Il répertoriera notamment des hôtels et des points de consommation et restauration.
La Voix du Nord | 29.10.2021 | Sonia Chemaa
Urgence climatique : les entreprises ont partagé leurs bonnes pratiques
La première édition de la Convention des entreprises pour le climat (CEC) a réuni à EuraTechnologies Lille près de 150 sociétés pour sensibiliser à l'urgence climatique. Trois entreprises locales nous racontent leur expérience.

Tikamoon : Convaincre d'acheter moins souvent
Tikamoon, dont le siège est ancré en métropole lilloise, fabrique et distribue des meubles en bois. Pour la société, réduire l'impact écologique passe, par exemple, par une labellisation FSC (qui certifie que les bois utilisés répondent aux procédures de gestion durable des forêts), par le lancement de TikaGreen et par le fait de rendre ses meubles durables sur 100 ans.
« Ce qui fait la différence, ce n'est pas d'où le bois vient, mais combien de temps il dure, commente Arnaud Vanpoperinghe, codirigeant de la société. On essaye de convaincre le plus de monde possible. » Convaincre d'acheter moins mais plus durable.

Heineken : Ambition 100 % de neutralité carbone d'ici 2030
Pour Loïc Latour, président de France boisions et dirigeant d'Heineken France, cette convention est avant tout un moment « d'échanges » afin « de trouver des bonnes pratiques et de développer ensemble un sens de l'urgence ».
Heineken développe des solutions de récupération et de recyclage de verre perdu, boîtes et plastique.
Chez Heineken, dont l'une des brasseries se situe à Mons-en-Baroeul, on vise 100 % de neutralité carbone d'ici à 2030 pour la production et 30 % sur l'ensemble de la chaîne (production, transport, etc.). Pour cela, Heineken développe des solutions de récupération et de recyclage de verre perdu, boîtes et plastique à travers ses différents points de vente.
Dans les années à venir, l'entreprise espère renouveler son parc de véhicules, soit 120 camions de 12 tonnes par des solutions électriques. Dix camions sont déjà mis en service.


Verdi Ingénierie : Préserver faune et flore
L'histoire de Verdi Ingénierie est celle d'une entreprise familiale, née dans le Nord en 1987. Trente ans plus tard, la société est restée aux mains de la famille Renaud. Aujourd'hui implantée à Wasquehal, l'entreprise dispose de 28 agences dans toute la France, et d'un bureau à Abidjan. « On fait de l'ingénierie, du conseil dans la construction et de l'aménagement de territoire », explique Oliver Renaud, fils du fondateur et actuel codirigeant.
La force de l'entreprise, ce sont ses collaborateurs, dont des postes d'écologues, ces spécialistes de la préservation de la faune et de la flore. « On fait de l'ingénierie sur les routes, mais on fait aussi de l'ingénierie environnementale. »
Le Moniteur | 29.10.2021
Lens : mission quasi terminée pour Apollo
Gros œuvre terminé, grue démontée. A côté de la gare à Lens (Pas-de-Calais), les 14 000 m² SP du projet Apollo poursuivent leur lancée avant d'atterrir en douceur à partir de mars 2022.
Estimé à 19 millions d'euros, le programme du promoteur ML Consulting, dessiné par l'agence Saison-Menu, comprend 117 logements, un hôtel de 85 chambres, deux commerces et 81 places de parking en rez-de-chaussée.

Le projet imposait de refaire à l'identique la façade Art déco du cinéma l'Apollo. « Nous avons dû créer des matrices sur mesure pour la façade, et des moules à usage unique pour les lettres », souligne Bertrand Edme, directeur exploitation de Ramery Bâtiment qui réalise le chantier. D'ici à la fin de l'année, cette façade, qui a singulièrement compliqué la réhabilitation du site, sera peinte.
Sud Ouest | 28.10.2021
Bordeaux rive droite : le chantier du complexe aqualudique est lancé
Trois fois moins énergivore qu'une piscine traditionnelle, l'équipement, comprenant pistes de nages et aires de détente, est attendu pour l'été 2023 à Cenon.
Bien qu’un peu fatiguée, la chartreuse du Loret garde fière allure, baignée dans le domaine du même nom. D’ici l’été 2023, elle sera vraisemblablement magnifiée par l’aménagement d’un nouvel équipement très attendu sur la rive droite bordelaise. Porté par les communes de Cenon, Floirac et d’Artigues, le complexe aqualudique, dont le coût (hors taxe) tourne autour de 16 millions d’euros, sera l’un des très gros chantiers de la mandature en cours. La première pierre vient d’être récemment posée. Il s’agit d’un « projet majeur de ce mandat », a insisté le maire de Cenon Jean-François Egron.

La chartreuse du domaine du Loret est le lieu d’implantation du futur complexe aqualudique de Cenon. Les travaux ont donc démarré. La halle bassin et l’espace bien-être doivent investir une construction flambant neuve aux lignes modernes en continuité de la chartreuse. On y trouvera six couloirs de nage sportive avec une profondeur de 3 mètres pour les plongeurs, trois couloirs d’apprentissage, dont une avancée permettant aux personnes à mobilité réduite d’y accéder, ainsi qu’une pataugeoire ou un bassin balnéo-ludique. Dans l’espace bien-être, un hammam, un sauna ou un solarium seront à disposition. La bâtisse, datant du XVIIIe siècle, abritera quant à elle des espaces d’accueil et de restauration. Jusqu’à 700 personnes pourront y être accueillies au quotidien.

Moins énergivore
Le site sera « trois fois moins énergivore qu’une piscine traditionnelle », a également indiqué Jean-François Egron, l’équipement intercommunal affichant un thermostat de l’eau connecté au chauffage urbain. Un traitement au sel, permettant de produire du chlore de manière raisonnée doit par ailleurs être mis en place. Et l’extérieur de la nouvelle construction sera composé de bois, principalement prélevé dans la forêt des Landes de Gascogne.

Vue de l’extérieur du futur complexe aqualudique, intégré au domaine du Loret. © Groupement Baudin Chateauneuf, Blamm architecture

Les élus des trois communes principalement concernées par le dessein ont loué l’intérêt pour leur bassin de vie de bénéficier de nouveaux espaces de natation : sur cette zone, il n’y avait qu’un bassin de plein-air à Floirac. « Ce sera un élément permettant de rendre notre territoire plus attractif », a relevé le maire floiracais, Jean-Jacques Puyobrau.

Pour l’édile de Cenon, Jean-François Egron, c’est aussi l’assurance de mettre en valeur l’un des fleurons patrimoniaux de sa commune. « Avec le château Palmer, où un projet de cinéma art et essai se dessine, deux de nos plus belles demeures seront ainsi conservées », a-t-il dit avant de lancer officiellement le chantier."