France 3 | 26.10.2022
Le transport fluvial à l'heure du canal Seine Nord
Le Canal Seine-Nord Europe est entré en phase travaux. Extrait de l'émission "Enquête de Région : les Hauts-de-France à l'heure du Canal Seine-Nord Europe", présentée par Ophélie Masure.
Plongée dans les premiers travaux du canal, les problématiques environnementales et les grands terrassements qui ont démarré dans l'Oise. Paroles de bateliers Saviez-vous que Douai est le deuxième lieu en France après Conflans-Sainte-Honorine où les travailleurs des péniches vivent et se retrouvent ? Nous les avons rencontrés sur l'eau et sur terre pour mieux comprendre leur univers et ce que le canal Seine-Nord peut changer à leur vie. Un grand port ouvert sur le monde Boulogne, premier port de pêche, Calais, premier port de passagers, Dunkerque, grand port de commerce... Ce reportage nous propose une immersion dans les coulisses du port de Dunkerque, ses conteneurs et ses activités qui en font l'un des ports de commerce les plus importants de France. Le tourisme fluvial en plein essor L'économie du transport fluvial dans la région est aussi une économie touristique. Entre le val de Sambre qui se rêve un avenir radieux depuis la réouverture de sa navigation et la vallée de la Somme qui en a fait l'un de ses fleurons, reportages et rencontres. Pour développer ces sujets, trois invités nous permettront d'approfondir la thématique du transport fluvial dans la région : Jérôme Dezobry, Rémy Delmet et Philippe Hourdain.


La Courier du Loiret | 26.10.2022
Malesherbes : Quoi changer en centre-ville ?
Une balade entre les élus et une vingtaine habitants du Malesherbois a eu lieu mardi 25 octobre au matin, dans le centre-ville. L'occasion pour les riverains de faire remonter leurs idées pour l'avenir du centre-ville.
L’objectif de l'opération était clairement établi, déambuler avec les habitants et évoquer les problématiques de mobilités sur le cœur de ville de Malesherbes. Mardi 25 octobre, de 10 heures à midi, en compagnie notamment du maire, Hervé Gaurat, mais également de Christine Berthelot, adjointe chargée de l'aménagement du territoire, les commerçants, famille et plus largement une vingtaine d'habitants de Malesherbes, étaient conviés à donner leurs points de vue. Une initiative de la communauté de communes du Pithiverais Gâtinais (CCPG), appliquée par le dispositif Petites villes de demain.


Le centre-ville de Malesherbes au cœur des débats de la balade avec les élus.

La balade comptait neuf points d'intérêts pour que les marcheurs d'un jour puissent exprimer leurs visions de l'avenir du centre-ville. De la place Mazagran, la troupe, séparée en deux groupes, est ensuite passée sous la route départementale puis à l'Hôtel de ville, au parking des jardins, puis à la place du Martray avant de rallier l'entrée nord de la commune. Ensuite, pour revenir au point de départ, les élus se sont acheminés vers l'accès à la vallée du Doudemont et vers le pôle scolaire et enfin la rue de la République. Des sujets principaux ont été abordés, notamment revoir la hiérarchisation des voiries ou également des modifications de sens de circulation. Le Malesherbois comporte beaucoup de zones à 50 km/h et réfléchit à implanter des zones à 30 km/h.
Paris Normandie | 23.10.2022
Bourdainville, des efforts à faire pour une eau brute moins polluée
Une nouvelle unité de microfiltration d'eau pour alimenter 11 000 habitants de la région de Yerville sort de terre à Bourdainville depuis août 2022. L'agence de l'eau rappelle néanmoins aux élus les efforts à faire en amont pour capter une ressource moins polluée. 
C’est un investissement indispensable de 5 millions d’euros que le syndicat d’eau et d’assainissement de la région de Yerville (18 communes et 11 000 habitants) est en train de réaliser. Une nouvelle unité de microfiltration d’eau est en construction à Bourdainville sur le site de la précédente usine d’eau potable édifiée ici à la fin des années 1990 pour que les habitants n’aient plus à subir une turbidité de l’eau récurrente rendant celle distribuée aux robinets impropre à la consommation.

Présentation de la nouvelle unité de microfiltration d’eau de Bourdainville. Un investissement de 5 millions d’euros pour distribuer de l’eau potable, désinfectée, dépollué et adoucie à 11 000 habitant

Vingt-trois ans plus tard, une nouvelle unité va assurer un nouveau stockage d’eau potable (le double de l’existant) et distribuer, à partir de fin 2024, une eau adoucie (par décarbonatation) aux 5 000 abonnés de la région de Yerville. Car le diagnostic effectué avant que la décision ne soit prise (en 2018) d’investir dans une nouvelle usine d’eau potable était de nouveau préoccupant. L’eau potable distribuée dans la région de Yerville rencontre encore aujourd’hui “ des problèmes de turbidité récurrents, la présence de pesticides en augmentation, de l’eau très dure – car calcaire – et un stockage d’eau traité insuffisant pour faire face aux pics de consommation ” explique Anne Torralba, maître d’œuvre du bureau d’études Verdi.

Trop de pesticides dans l’eau brute
La nouvelle unité de microfiltration procédera à la dépollution des pesticides par charbon actif “ avec un procédé qui va au-delà de la réglementation exigée, mais c’est tant mieux car de nouvelles molécules sont apparues ” poursuit la technicienne. Une préoccupation que l’agence de l’eau Seine Normandie impose aux élus locaux de regarder en face en rappelant la nécessité de déployer un diagnostic agricole précis sur le territoire pour diminuer les impacts de la pollution sur les aires de captage.


Alain Petit président du syndicat d’eau et d’assainissement de Bourdainville, Séverine Gest maire de Bourdainville et vice-présidente du Département et Pascale Faucher directrice territoriale Seine aval de l’agence de l’eau Seine Normandie lors de la pose de la première pierre de la nouvelle usine d’eau potable

“ Il faut agir sur les causes de cette contamination en amont et donc mener des actions sur le terrain précise Pascale Faucher directrice territoriale Seine aval à l’agence de l’eau Seine Normandie, afin d’avoir une ressource brute de meilleure qualité. Nous constatons actuellement une hausse de la présence des pesticides avec des molécules comme les triazines qui proviennent des herbicides utilisés dans les grandes cultures. Au point de dépasser les seuils de potabilité depuis plusieurs années, avant les traitements effectués dans les usines d’eau potable bien sûr. ” Avec une eau brute moins contaminée, moins de dépollution à faire et donc une eau aux robinets moins chère ? L’équation est posée.
VERDI | 22.10.2022
Première pierre de l'usine de traitement d'eau potable Bourdainville
Station de traitement de la turbidité (décanteur lamellaire-filtres bicouches), des pesticides et micropolluants (charbon micro-grain), désinfection (UV-chloration) pour un débit de 120 m³/h et de 2 000 m³/j.




VERDI | 21.10.2022
La descente de la plage du Portel au trophée du béton
Le Trophée béton, est une distinction qui a pour ambition de mettre en lumière des réalisations architecturales, construites en France lors des cinq dernières années. Vous aussi, votez jusqu'au 24 octobre au soir pour vos trois projets favoris.
Ce projet répond à la volonté d’une acupuncture urbaine, c’est-à-dire d’interventions ciblées inscrites dans la continuité de l’histoire balnéaire et maritime de la commune.



Le pont Saint-André, est le symbole de la reconstruction de la ville. Il a d’ailleurs été photographiée par Raymond Depardon pour l’exposition 36 vues de la France. Le remplacement du garde-corps et la mise en lumière de l’ouvrage allègent et modernisent sa silhouette. La main courante soulignée de bois renforce le caractère maritime de l’ouvrage.

Le bloc technique regroupe le hangar à bateau des maîtres-nageurs sauveteurs ainsi que les sanitaires de la plage. Sa volumétrie brute constituée de voiles de béton épouse les angles des falaises. Conçus pour accueillir tous les publics les accès aux différentes fonctions s’effectuent par des portes battantes habillées de bois en écho avec l’architecture navale historiquement présente dans l’entonnoir. La toiture est couverte de galets récupérés sur la plage. Elle vient ainsi se fondre dans l’ensemble du site. Les différents composants sur projet s’assemblent par un réseau de nouveaux escaliers.
Ainsi le gradin s’ouvre sur une nouvelle placette surplombant le kiosque à musique à mi-chemin entre la plage et la ville. Ces nouveaux équipements renforcent l’Entonnoir comme lieu de convivialité et de partage ouvert sur la mer.
Construction21 | 17.10.2022 | Eric Larrey
État des lieux des grandes villes de France métropolitaine
Entre l’accroissement plus ou moins inéluctable de la population urbaine, la volonté et la nécessité de végétaliser nos lieux de vie et l’objectif « zéro artificialisation nette », de très nombreuses villes sont confrontées à des situations cornéliennes. Où en sont les grandes villes de France métropolitaine ? Les données disponibles permettraient-elles d’en tirer des tendances ? Voici un début d’enquête sur les 50 plus grandes villes de notre hexagone.
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Batiactu | 14.10.2022
Philippe Prost, Grand Prix de l'architecture 2022
L'Agence d'architecture Philippe Prost a reçu, le 13 octobre, des mains de la ministre de la Culture, le Grand Prix national de l'architecture. Renée Gailhoustet a reçu un prix d'honneur pour l'ensemble de son œuvre.
Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, a remis le Grand Prix national de l'architecture 2022 à l'Atelier d'Architecture Philippe Prost, le 13 octobre 2022 à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, à Paris. Sur invitation du jury, la ministre a également décerné un prix d'honneur à Renée Gailhoustet pour saluer sa carrière.

Créé en 1975, le Grand Prix national de l'architecture est la plus haute distinction nationale dans le domaine de l'architecture. Elle récompense une agence implantée en France pour l'ensemble de son œuvre. Ce prix, relancé en 2004 et désormais remis tous les deux ans, est l'occasion de reconnaître et de faire connaître une démarche exemplaire d'architecte. L'édition 2022 s'est adaptée à l'évolution de la pratique architecturale, “ en veillant à sélectionner des agences d'architecture plutôt que des individus et en introduisant plus de parité parmi les finalistes ”, vante le ministère de la Culture.
Le jury a fondé son choix du lauréat sur trois critères : la richesse et la diversité du parcours professionnel et la qualité de l'œuvre bâtie qui l'illustre ; la posture de l'agence vis-à-vis du rôle sociétal de l'architecture et de l'architecte ; et enfin la formulation de la pensée et les modalités retenues pour la transmettre.




En 1993, Philippe Prost fonde à Paris l'agence AAPP - Agence d'Architecture Philippe Prost. Il est associé à Catherine Seyler depuis 1992 ; Gaël Lesterlin et Lucas Monsaingeon les rejoindront en 2019. Parmi les réalisations de l'agence, on peut citer : la réhabilitation de la cité des Électriciens à Bruay-la-Buissière (2017), la réhabilitation de l'hôtel de la Monnaie de Paris (2017), la construction du mémorial international de Notre-Dame-de-Lorette, l'Anneau de la Mémoire (2014), l'intervention de mise en valeur et réhabilitation de la citadelle de Belle-Île-en-Mer (1991-2006).
Spécialisé dans la création et l'intervention contemporaine sur le bâti historique, le travail de l'agence se caractérise par le respect du site, de son histoire, de sa géographie, par une analyse approfondie de la question posée par le programme, le choix d'une logique constructive et l'utilisation de matériaux pérennes.

Les compétences de l'agence se caractérisent par la capacité d'adapter et de réutiliser des espaces existants, parfois exceptionnels, parfois simplement porteurs d'une mémoire sociale, en respectant leurs caractéristiques et en y adjoignant des espaces nouveaux de grande qualité.
A l'heure où la transition écologique nous pousse à revoir les modalités de production des espaces bâtis, l'œuvre de l’ Agence d'architecture Philippe Prost témoigne de l'alliance entre patrimoine et architecture contemporaine. Philippe Prost se distingue également, ajoute le ministère, par son engagement dans la transmission de savoirs aux futurs architectes et dans la recherche architecturale.
Le Bonhomme Picard | 13.10.2022
Canal Seine-Nord Europe, cette fois on creuse !
Après des années de lutte, de discussions, trois visites présidentielles, une Europe qui presse et la création d'une société de projet via le Conseil Régional, le Canal Seine-Nord Europe est entrée dans une phase encore plus concrète ce jeudi 13 octobre.
Dans le compiègnois, Xavier Bertrand (président du Conseil régional des Hauts-de-France) et Nadège Lefebvre (présidente du Conseil départemental de l’Oise) ont donné le premier coup de pioche du tracé. “Plusieurs fois, certains ont voulu lui faire la peau, nous allons réussir. Si le Canal se fait, c’est parce que les collectivités locales le pilotent. Nous l’avons repris. Nous avons pris le risque. C’est unique en France”, commente le président de Région. Sur ce secteur, plusieurs chantiers se font conjointement afin de redessiner la rivière de l’Oise et créer les premiers ponts.



Des enjeux à venir
Toutefois, des enjeux sont encore devant ce projet : “Je sais que je dois encore convaincre des entreprises d’Amiens Métropole qui ne mesure pas encore ce que le Canal peut leur apporter ce formidable investissement. On entre dans une période où on connait des difficultés pour trouver des personnes pour occuper des postes. C’est un défi qui est devant nous”, commentait dernièrement Alain Gest.
Pour cela, la CCI et Pôle emploi oeuvre. “Nous avons une équipe dédiée au Canal Seine Nord. Il va nous permettre de développer encore la logistique dans la région. Les ports intérieurs avancent très vite. Le Canal est le totem autour duquel nous travaillons tous”, explique Philippe Hourdain, le président de la CCI Hauts-de-France.
Franck Dhersin, vice-président du conseil régional des Hauts-de-France en charge des mobilités, se projette : “Si on résume le Canal à un tuyau sur lequel passe des péniches, cela n’a pas beaucoup de sens. Les quatre ports intérieurs vont permettre aux entreprises qui ont un intérêt avec le Canal à venir s’installer. L’emploi va se développer autour des plateformes et ce seront des emplois pérennes et non délocalisables. Le Canal sera aussi un lieu où les gens aimeront se promener à pied ou à vélo. On travaille pour qu’ils puissent venir travailler à vélo dans les plateformes aussi.
Canal solidaire permet que les personnes éloignées de l’emploi puissent être formés sur des métiers nécessaires au Canal : “Le département de la Somme est très mobilisé sur ce dossier. Il y a un vrai intérêt depuis quatre ans que ce dispositif existe. On travaille aussi avec les entreprises qui peuvent compter sur de nouveaux collaborateurs, formés”, résume Brigitte Lhomme, vice-présidente du Conseil départemental de la Somme.



L’emploi, Frédéric Danel (directeur régional de Pôle emploi) en a notamment parlé : “Malgré la forte baisse du nombre de demandeurs d’emplois, 100 000 en deux ans et demi, le Canal permet d’aller plus vite. Canal emploi nous permet de travailler de façon simple et au quotidien sur ce projet. Nos équipes se parlent. Pôle Emploi est en permanence connecté. Si la marche arrière est cassée, on peut aussi dire que la première est enclenchée. On voit que le défi aujourd’hui, c’est de trouver la bonne compétence au bon moment au bon endroit. On anticipe avec la formation, on peut faire sur sur-mesure.” Rendez-vous sur canal-emploi@pole-emploi.fr

Le Canal sera aussi un enjeu pour les communes. Bénédicte Thiébaut, présidente de la communauté de communes du Grand Roye et présidente de l’association des maires de la Somme : “Au Grand Roye, nous sommes peu impactés par le tracé du Canal. Mais nous seront concernés par tout ce qui est emploi, tourisme, hébergement, foncier. En tant que présidente de l’association des maires de la Somme, je souligne que les maires se mobilisent autour de ce chantier. Ils doivent communiquer sur tous ces outils qui vont permettre aux habitants du territoire de trouver un emploi. Le Canal présente aussi une emprise importante sur le terrain et cela aura un impact sur nos documents d’urbanisme.

Construire des bateaux, former des bateliers.
On a aussi sept ans pour former des bateliers, pour construire des bateaux français et qui avancent de façon écologique. C’est un enjeu et un point de réussite de ce canal”, complète Franck Dhersin. Jean-François Dalaise, président de l’alliance Somme-Escault, en profite : “Les bateaux ne sont plus construits en France mais finalisés. Nous devons attaquer de front le chantier de la formation. Le verdissement de la flotte est un enjeu également. La profession s’est engagée. L’hydrogène est une piste, il y en a d’autres. Nous sommes bien conscients que cela sera une obligation, notamment dans la partie fluviale urbaine.
Enfin, Le Canal présente aussi des enjeux environnementaux : ”Ce Canal doit être vivant. Il y a notamment la question de l’eau sur son aspect quantitatif (sobre, économe avec l’enjeu de l’étanchéité) et qualitatif. Le Canal va franchir des nappes et impacter des points de captage. Ces échanges doivent être minimisés. L’insertion dans le paysage doit aussi se faire naturellement. Le but est que les géologues du futur puissent parapher la phrase pour décrire la région : Et au milieu coule une rivière”, explique Guy Fradin, chargé d’évaluer les aspect environnementaux de l’infrastructure Canal.