La Voix du Nord | 26.09.2025
Inondations à Raimbeaucourt : des habitants inquiets veulent plus qu’une étude
Une réunion publique très suivie a eu lieu jeudi soir en mairie de Raimbeaucourt. Une étude hydraulique est lancée à la demande de la commune. Un registre de doléances va être ouvert pour collecter le plus d’informations.
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Des inondations ont de nouveau lieu en août 20020, ici rue Jules Ferry. ©Archives la Voix du Nord
Le contexte
Raimbeaucourt est régulièrement touchée par des inondations et coulées de boue lors de fortes pluies. Des épisodes à répétition qui douchent à chaque fois le moral des habitants (en 2005, en juin 2016, en août 2022 ou encore en mars 2024). Trois zones majeures ont été identifiées : le centre Hélène-Borel, le secteur de la voie verte, appelée « la voie du Sucre » et, le secteur du cours d’eau la Gronde. Mais globalement, toute la commune est concernée.

Un fossé situé non loin de la Voie Verte, secteur régulièrement inondé. ©Archives la Voix du Nord
En 2017, un comité de pilotage avait été créé pour trouver des solutions. Des travaux avaient été engagés et imposés à l’AFR (Association foncière de remembrement) avec la construction et l’entretien de deux bassins de rétention. Ces ouvrages ne sont aujourd’hui plus assez efficaces et manifestement plus entretenus faute de moyens financiers.
Si des dispositions avaient été prises, le problème complexe est malheureusement toujours d’actualité huit ans plus tard. Les mêmes problématiques reviennent sur le tapis comme l’ont redit les habitants présents à la réunion. On peut entre autres citer l’arrivée d’eau trop importante de la Gronde qui ne peut s’écouler vers le filet Maurand. L’afflux d’eau de la Voie Verte, appelée aussi « Voie du Sucre », qui n’est pas suffisamment absorbé par le réseau d’assainissement et se déverse sur la voie publique.
La méthode
Pour tenter de faire avancer ce dossier, la commune a missionné pour un coût de 25 000 € le cabinet Verdi pour étudier la situation hydraulique et préconiser des actions. L’étude porte sur l’intégralité du bassin-versant avec collecte de l’historique, des visites de terrain mais également des rencontres avec des acteurs du territoire. Une rencontre a déjà eu lieu avec huit exploitants agricoles mais également avec Douaisis Agglo, Noreade, le SAGE Scarpe Aval, le SMAPI (Syndicat des milieux aquatiques) et le centre Hélène Borel. « La complexité et la multiplication des acteurs sur la commune », a précisé la représentante du cabinet Verdi. « Nous sommes au stade du recueil de données techniques et historiques. Nous sommes là ce soir pour débattre ensemble et que vous puissiez abonder. »
Sur la proposition d’un habitant, le maire Alain Mension a validé la mise en place d’un registre de doléances qui sera ouvert en mairie et sous version numérique sur le site de la commune. La durée de l’étude est de neuf mois.
« Nous avons une mission d’études et non pas de travaux », a précisé le cabinet Verdi. La mise en œuvre des actions dépendra donc de la capacité des différents acteurs à s’entendre. « Qui sera le chef d’orchestre de toute cette étude ? Ce sera vous ? Qui va pouvoir forcer les uns et les autres à faire ces travaux ? », s’est inquiété un habitant auprès du maire. Car, c’est bien là tout l’enjeu, pour que cette étude ne soit pas un coup d’épée dans l’eau. « L’objectif est de créer un comité de pilotage avec les différents acteurs, a répondu le maire. S’il y a besoin, on fera un recours au préfet pour qu’il y ait un comité. » Un autre habitant a prévenu plus tard : « Il ne faudra pas créer de la déception. »
Paroles des habitants
De nombreux témoignages précis et importants pour l’étude ont été donnés. Différents sujets ont été abordés par le public, comme les affaissements miniers, la situation des nappes phréatiques, les doubles cultures, les bouches d’égout bouchées… Les oreilles des agriculteurs ont aussi dû siffler. « C’est tout de même eux qui ont fait le remembrement. Aujourd’hui, ils n’ont plus les moyens pour entretenir les fossés. » Les suppressions de nombreux fossés ont aussi été pointées du doigt.
« On est continuellement noyés derrière le lotissement des Tilleuls. Certains ont un mètre d’eau dans leur cave. Je n’ai rien contre les constructions, mais plus rien ne s’infiltre », a lancé un riverain. Et un autre de rappeler que la commune est composée de zones argileuses. « Il ne faut pas faire du pire que mieux sur un assèchement de certaines zones car il y a de l’argile. »
Un habitant âgé a rappelé que « depuis quarante ans, les champs sont drainés après avoir busé un fossé dans le sens contraire». « Toutes les eaux coulent à grande vitesse, au début de la rue Marcel-Sembat, dans un tuyau de 30 cm. Toutes les habitations reçoivent les eaux de pluie mais les eaux sales aussi alors qu’elles devraient aller dans les prairies ». Et de conclure : « Si vous ne savez pas où l’écoulement se fait, votre étude ne servira à rien si ce n’est qu’à discuter de projets. Il vous faut l’origine des eaux. »
L’Avenir de l’Artois | 26.09.2025
La nouvelle cantine scolaire, plus grande et plus écologique, a été inaugurée
L’école Claude-Monnet est désormais dotée d’un restaurant scolaire flambant neuf, inauguré vendredi 19 septembre. Il est construit en extension du précédent et dans des matériaux biosourcés.
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Pour l’inauguration de la cantine, vendredi 19 septembre, il y avait foule même si le self n’était pas ouvert. Si ce projet de 2023 a été retardé de six mois, c’est, comme l’a signalé Dominique Hennebelle, à cause de la société coordinatrice qui n’a pas respecté ses engagements. « Nous avons émis de nombreuses réserves et d’autres sont encore en cours » ajoute-t-il.

Élus et entreprises ont coupé le ruban du nouvel établissement
Mais le premier magistrat a tenu à saluer le travail effectué par le cabinet d’architectes Jinkau. Roxana Takeh, qui représentait cette société, a dépeint les qualités de ce nouvel équipement : « Lumineux, il dispose d’un espace pour les maternelles et d’un self pour les plus grands. Son ossature est en bois et son isolation est en paille. La peinture est à la farine et le confort acoustique permet de résorber le bruit des enfants ».

Le maire, Dominique Hennebelle, fier de ce nouvel écrin biosourcé
Écologie et économies
L’isolation va permettre de réaliser 50 % d’économies sur le chauffage. Ce chantier, dont le coût s’élève à 1 136 000 euros, englobe la restauration du préau et la création de sanitaires filles. L’État, représenté par le sous-préfet Sébastien Bécoulet, a versé une aide de 163 000 euros. L’agglomération, représentée par son président Olivier Gacquerre, a versé une subvention de 165 000 euros, ainsi qu’un fond de concours de 4 100 euros.

La plaque inaugurale a été dévoilée par les enfants du CMJ
La nouvelle cantine va permettre d’instaurer un unique service de 150 couverts. La surface actuelle sera de 332 m², contre 62 m² auparavant. Après avoir coupé le ruban et dévoilé la plaque inaugurale, les personnalités ont fait le tour des locaux avant de prendre la parole et de partager le verre de l’amitié. Quant à la perspective d’une nouvelle école, elle n’est plus d’actualité, les effectifs des élèves sont en baisse.

Les enfants ont découvert leur cantine

Élus et entreprises ont coupé le ruban du nouvel établissement
Mais le premier magistrat a tenu à saluer le travail effectué par le cabinet d’architectes Jinkau. Roxana Takeh, qui représentait cette société, a dépeint les qualités de ce nouvel équipement : « Lumineux, il dispose d’un espace pour les maternelles et d’un self pour les plus grands. Son ossature est en bois et son isolation est en paille. La peinture est à la farine et le confort acoustique permet de résorber le bruit des enfants ».

Le maire, Dominique Hennebelle, fier de ce nouvel écrin biosourcé
Écologie et économies
L’isolation va permettre de réaliser 50 % d’économies sur le chauffage. Ce chantier, dont le coût s’élève à 1 136 000 euros, englobe la restauration du préau et la création de sanitaires filles. L’État, représenté par le sous-préfet Sébastien Bécoulet, a versé une aide de 163 000 euros. L’agglomération, représentée par son président Olivier Gacquerre, a versé une subvention de 165 000 euros, ainsi qu’un fond de concours de 4 100 euros.

La plaque inaugurale a été dévoilée par les enfants du CMJ
La nouvelle cantine va permettre d’instaurer un unique service de 150 couverts. La surface actuelle sera de 332 m², contre 62 m² auparavant. Après avoir coupé le ruban et dévoilé la plaque inaugurale, les personnalités ont fait le tour des locaux avant de prendre la parole et de partager le verre de l’amitié. Quant à la perspective d’une nouvelle école, elle n’est plus d’actualité, les effectifs des élèves sont en baisse.

Les enfants ont découvert leur cantine
L'Hebdo du Haut-Jura et du Haut-Bugey 25.09.2025
Inauguration des travaux
du bourg centre
du bourg centre
En ce samedi où le soleil accueillait tous les visiteurs, M. Roland Frezier, maire de la commune, inaugurait des travaux d'une grande ampleur. Le projet était audacieux et d'une envergure importante mais le résultat est admirable car un village se doit d'être dynamique et innovant. En effet, une commune suit les progrès qui feront du lieu de vie de chacun un coin de bien-être.
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Il y a d'abord eu les travaux d'assainissement qui ont pris un temps certain. Mais ceci n'était qu'une étape car ont suivi la sécurisation de la traversée du village, la végétalisation, la facilité de circulation pour les personnes à mobilité réduite et la transformation du grand verger en un espace de détente et de loisirs. Bien sûr, tout ceci s'est inscrit dans une longue période et a demandé une construction budgétaire appelant de nombreuses subventions.

Les travaux ont été confiés au groupement d'entreprises Bonnefoy TP, Serrand TP, Colas, FCE, SIDEC, SCEB, Goyard TP ainsi qu'à Marc Lopez du bureau d'études Verdi. Mais rien ne vaut la déambulation avec les élus pour avoir la preuve de cette réorganisation. Si certains adultes doutent encore des bienfaits de ces modifications, les enfants sur le pumptrack se sont déjà approprié les lieux pour leur plus grand bonheur. Le maire remerciait tous les acteurs de cette réussite dont les financeurs mais aussi les gendarmes, dont le commandant Pierre Perget, les musiciens de l'Union Lucipinoise, la fanfare Haut Jura Septmoncel, les pompiers du CIS du Lizon et évidemment tous les élus présents, sans oublier la population.
Mme Isabelle Heurtier, président de Haut Jura Saint-Claude a souligné que ces travaux étaient faits pour que le cadre de vie de chacun s'améliore. Concernant le SIDEC, il a été un précieux assistant dans la maîtrise de l'ouvrage et dans l'éclairage public. Ce projet est aussi la création d'un lien entre les différents habitants.

Clément Pernot, sénateur du Jura, a apporté sa note personnelle en disant que la politique des petites communes devait être toujours dans l'anticipation. Quant à Marie Christine Dalloz, député du Jura, elle a résumé le projet en trois points : le prix, l'intérêt et la durabilité. C'est la raison pour laquelle ce projet intergénérationnel a vu le jour et construira des liens nouveaux.
Parmi les personnalités ayant fait le déplacement et n'ayant pas encore été citées, se trouvaient, Frédéric Poncet, conseiller régional, Jean-Daniel Maire, conseiller départemental, 1er vice-président du SIDEC et Nelly Durandot, conseillère départementale.

Les travaux ont été confiés au groupement d'entreprises Bonnefoy TP, Serrand TP, Colas, FCE, SIDEC, SCEB, Goyard TP ainsi qu'à Marc Lopez du bureau d'études Verdi. Mais rien ne vaut la déambulation avec les élus pour avoir la preuve de cette réorganisation. Si certains adultes doutent encore des bienfaits de ces modifications, les enfants sur le pumptrack se sont déjà approprié les lieux pour leur plus grand bonheur. Le maire remerciait tous les acteurs de cette réussite dont les financeurs mais aussi les gendarmes, dont le commandant Pierre Perget, les musiciens de l'Union Lucipinoise, la fanfare Haut Jura Septmoncel, les pompiers du CIS du Lizon et évidemment tous les élus présents, sans oublier la population.
Mme Isabelle Heurtier, président de Haut Jura Saint-Claude a souligné que ces travaux étaient faits pour que le cadre de vie de chacun s'améliore. Concernant le SIDEC, il a été un précieux assistant dans la maîtrise de l'ouvrage et dans l'éclairage public. Ce projet est aussi la création d'un lien entre les différents habitants.

Clément Pernot, sénateur du Jura, a apporté sa note personnelle en disant que la politique des petites communes devait être toujours dans l'anticipation. Quant à Marie Christine Dalloz, député du Jura, elle a résumé le projet en trois points : le prix, l'intérêt et la durabilité. C'est la raison pour laquelle ce projet intergénérationnel a vu le jour et construira des liens nouveaux.
Parmi les personnalités ayant fait le déplacement et n'ayant pas encore été citées, se trouvaient, Frédéric Poncet, conseiller régional, Jean-Daniel Maire, conseiller départemental, 1er vice-président du SIDEC et Nelly Durandot, conseillère départementale.
Le Progrès | 23.09.2025
Imaginé depuis 2019, découvrez le nouveau
centre-bourg de Saint-Lupicin
centre-bourg de Saint-Lupicin
Plus de deux ans de travaux. C’est le temps qu’il a fallu pour aboutir, ce samedi 20 septembre, à l’inauguration des nouveaux aménagements du centre bourg de Saint-Lupicin (commune nouvelle de Coteaux-du-Lizon).
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Le dernier jour de soleil de septembre était du côté de nombreux élus, ce samedi 20 septembre. Ils ont répondu présent à l’invitation de Roland Frézier, maire de la commune nouvelle des Coteaux-du-Lizon, à participer à la visite guidée des nouveaux aménagements du village de Saint-Lupicin, suivie de son inauguration. La musique de l’harmonie lupicinoise a accueilli les invités. Ils ont ensuite découvert les nouveaux équipements du grand verger sur fond musical avec le Son Sept Bazar de la fanfare du haut Jura

Ce samedi, les nouveaux aménagements ont été inaugurés. Photo Claude Grossiord
Des travaux pensés depuis plusieurs années
Une convention signée en juillet 2019 prévoyait la revitalisation des centres bourg des communes des Coteaux-du-Lizon et de Lavans-lès-Saint-Claude. Ce contrat comprend alors des actions communales qui renforceront la visibilité et l’attractivité des villages et la découverte des paysages du plateau du Lizon.
Deux chantiers d’ampleurs traités l’un derrière l’autre
L’assainissement et en particulier la mise en séparatif des eaux de pluie et des eaux usées a été un long, mais nécessaire, chantier entrepris avant les travaux de réhabilitation du village. La place de la mairie, la Grande-rue, la place Voltaire ont vu leur aménagement redessiné. Les trottoirs ont été remis aux normes pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite, le centre bourg est désormais végétalisé. La vitesse de circulation a d’ailleurs été abaissée à 30 km/h. Le « grand verger », nouvellement équipé de toilettes sèches, a été transformé en espace de détente et de loisirs avec aire de jeux, terrains de pétanque, et pumptrack largement utilisée par les enfants à vélo.
J’ai dû me réhabituer à me garer en créneau
Le parking devant la mairie a laissé la place aux piétons. Les places de stationnement ont été installées en périphérie. « J’ai dû me réhabituer à me garer en créneau », a dit un habitant du village en faisant allusion aux places de stationnement et arrêts minutes de la Grande-rue réaménagée. Le premier magistrat a remercié tous les acteurs de ces travaux, mais aussi tous les riverains pour les désagréments occasionnés par le chantier.
Coteaux du Lizon | En chiffres - Les financements
Travaux d’assainissement : 651 824 euros.
La dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) a apporté 188 618 euros, l’Agence de l’eau a apporté 294 140 euros. Ces subventions représentent 74 % des travaux HT.
Budget aménagement : 1 366 884 euros
La Région a apporté 415 000 euros, la DETR a apporté 262 371 euros, le Département a apporté 145 504 euros, le Massif du Jura a apporté 75 127 euros, la communauté de communes Haut Jura Saint-Claude a apporté 8 000 euros.
Ces subventions représentent 68,6 % du coût HT.

Ce samedi, les nouveaux aménagements ont été inaugurés. Photo Claude Grossiord
Des travaux pensés depuis plusieurs années
Une convention signée en juillet 2019 prévoyait la revitalisation des centres bourg des communes des Coteaux-du-Lizon et de Lavans-lès-Saint-Claude. Ce contrat comprend alors des actions communales qui renforceront la visibilité et l’attractivité des villages et la découverte des paysages du plateau du Lizon.
Deux chantiers d’ampleurs traités l’un derrière l’autre
L’assainissement et en particulier la mise en séparatif des eaux de pluie et des eaux usées a été un long, mais nécessaire, chantier entrepris avant les travaux de réhabilitation du village. La place de la mairie, la Grande-rue, la place Voltaire ont vu leur aménagement redessiné. Les trottoirs ont été remis aux normes pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite, le centre bourg est désormais végétalisé. La vitesse de circulation a d’ailleurs été abaissée à 30 km/h. Le « grand verger », nouvellement équipé de toilettes sèches, a été transformé en espace de détente et de loisirs avec aire de jeux, terrains de pétanque, et pumptrack largement utilisée par les enfants à vélo.
J’ai dû me réhabituer à me garer en créneau
Le parking devant la mairie a laissé la place aux piétons. Les places de stationnement ont été installées en périphérie. « J’ai dû me réhabituer à me garer en créneau », a dit un habitant du village en faisant allusion aux places de stationnement et arrêts minutes de la Grande-rue réaménagée. Le premier magistrat a remercié tous les acteurs de ces travaux, mais aussi tous les riverains pour les désagréments occasionnés par le chantier.
Coteaux du Lizon | En chiffres - Les financements
Travaux d’assainissement : 651 824 euros.
La dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) a apporté 188 618 euros, l’Agence de l’eau a apporté 294 140 euros. Ces subventions représentent 74 % des travaux HT.
Budget aménagement : 1 366 884 euros
La Région a apporté 415 000 euros, la DETR a apporté 262 371 euros, le Département a apporté 145 504 euros, le Massif du Jura a apporté 75 127 euros, la communauté de communes Haut Jura Saint-Claude a apporté 8 000 euros.
Ces subventions représentent 68,6 % du coût HT.
Le Petit Bleu des Côtes d’Armor | 22.09.2025
Ces travaux innovants permettent de faire des économies à la commune
Les travaux d’aménagement de la rue principale du bourg de Guenroc sont innovants et peu chers avec plus de verdure à la clef. C’est parti pour cinq semaines.
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À Guenroc (Côtes-d’Armor), les municipalités précédentes avaient déjà en tête un projet d’aménagement qui, faute de financement, avait été remisé dans les cartons. Cette fois, les élus communaux ont saisi l’opportunité offerte par le Conseil départemental qui avait décidé de refaire l’enrobé de la rue principale.

Mercredi 10 septembre 2025 avait lieu une réunion de chantier entre élus et représentants des entreprises à Guenroc (Côtes-d’Armor). ©André Jegou
« Le Conseil départemental prend l’enrobé à sa charge et on va avoir des subventions Fonds vert, de la Région, de la Detr (État), de Dinan agglo », détaille le maire, Roger Costard. Le projet de 130 000 € hors taxes, y compris les études, est subventionné à 80 %.
Des espaces engazonnés
Les études et le suivi de chantier sont réalisés par l’atelier Ster paysage et les travaux par l’entreprise Eurovia. L’aménagement urbain est innovant. Il ne s’agit pas de remettre uniquement une couche de bitume.
« On va enlever 20 % de l’enrobé qui sera remplacé par des espaces engazonnés avec possibilité de stationnement en certains endroits. Il y aura aussi des plantations. L’idée est d’apporter plus de verdure dans le bourg et permettre à l’eau pluviale de s’infiltrer directement et de ne pas aller dans les réseaux », précise Tanguy Roquier, conseiller municipal.
Plantations… citoyennes
Jonas Gouya, paysagiste concepteur à l’atelier Ster et maître d’œuvre du projet, souligne l’intérêt du projet qui revient à 45 € hors taxes le m². « C’est deux fois moins cher qu’un projet classique grâce au Département. L’idée est de réaliser un projet peu cher, un bourg jardin. On désimperméabilise et on végétalise, ce qui mettra en valeur le patrimoine. On fait une gestion alternative des eaux pluviales. »
Les plantations seront réalisées cet hiver lors d’un chantier participatif. Les plants seront achetés par la commune et les habitants seront invités à les mettre en place.

Mercredi 10 septembre 2025 avait lieu une réunion de chantier entre élus et représentants des entreprises à Guenroc (Côtes-d’Armor). ©André Jegou
« Le Conseil départemental prend l’enrobé à sa charge et on va avoir des subventions Fonds vert, de la Région, de la Detr (État), de Dinan agglo », détaille le maire, Roger Costard. Le projet de 130 000 € hors taxes, y compris les études, est subventionné à 80 %.
Des espaces engazonnés
Les études et le suivi de chantier sont réalisés par l’atelier Ster paysage et les travaux par l’entreprise Eurovia. L’aménagement urbain est innovant. Il ne s’agit pas de remettre uniquement une couche de bitume.
« On va enlever 20 % de l’enrobé qui sera remplacé par des espaces engazonnés avec possibilité de stationnement en certains endroits. Il y aura aussi des plantations. L’idée est d’apporter plus de verdure dans le bourg et permettre à l’eau pluviale de s’infiltrer directement et de ne pas aller dans les réseaux », précise Tanguy Roquier, conseiller municipal.
Plantations… citoyennes
Jonas Gouya, paysagiste concepteur à l’atelier Ster et maître d’œuvre du projet, souligne l’intérêt du projet qui revient à 45 € hors taxes le m². « C’est deux fois moins cher qu’un projet classique grâce au Département. L’idée est de réaliser un projet peu cher, un bourg jardin. On désimperméabilise et on végétalise, ce qui mettra en valeur le patrimoine. On fait une gestion alternative des eaux pluviales. »
Les plantations seront réalisées cet hiver lors d’un chantier participatif. Les plants seront achetés par la commune et les habitants seront invités à les mettre en place.
Paris Normandie | 20.09.2025
Le parc Auguste-Badin assailli par des milliers de curieux lors de son inauguration
La foule des grands jours malgré l’incertitude du ciel : à l’occasion des Journées du patrimoine, la ville de Barentin au nord de Rouen a inauguré son méga-parc urbain de 17 hectares. Une réussite.
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Des milliers de Barentinois et de Normands qui se pressent sur une ancienne friche industrielle : c’était samedi 20 septembre 2025 à Barentin, au nord de Rouen, pour inaugurer les aménagements du parc Auguste-Badin à Barentin. En travaux depuis près de deux ans, en gestation depuis plus de 10 ans, ce parc est l’un des trois plus grands de la Seine-Maritime, allie nature, histoire, culture et divertissement. Il sera sans doute une référence nationale dans le domaine des parcs urbains.
17 hectares : des jeux, de la nature du patrimoine et de la culture
Samedi 20 septembre, ce sont plus de 2000 Barentinois et Normands qui se sont réapproprié les lieux, à commencer par les enfants, curieux (un peu) des cartels historiques et naturalistes disséminés çà et là dans les 17 hectares du site et surtout impatients d’éprouver la « plaine des jeux », une aire de jeu XXL avec des tables de ping-pong, des terrains de basket, de padel, un tourniquet, un skate-park et tellement d’autres choses…

La plaine des jeux de ce parc, avec des dizaines d’équipements dont un grand skate-park, a été vite envahie par les plus jeunes. ©Paris Normandie
“ Le parc, c’est trop bien ”, nous confie une petite fille, casque rose vissé sur la tête, avant de s’élancer dans le bowl du skate-park. Un avis unanimement partagé par ceux que nous avons interrogés lors de cette inauguration festive avec fanfares, spectacles de rue, échassière, petite restauration, visite des élus aussi.

Sur 17 hectares le parc Auguste Badin mêle préservation de la nature, sauvegarde du patrimoine industriel, culture et jeux à Barentin. ©Paris Normandie
Le cœur battant de la Ville qui repart
Dans l’un des anciens bâtiments de la filature, c’est un cinéma qui va s’installer avec en moyenne une centaine de séances par semaine. Un peu plus loin, dans le second bâtiment dont l’enveloppe a été préservée, ce sera un musée industriel. Ce n’est pas par hasard que la Ville et son maire Christophe Bouillon ont choisi d’inaugurer ce qui est le projet phare de la mandature lors des Journées européennes du patrimoine.

Le conseil municipale des jeunes amis aussi les élus de Barentin ont coupé le traditionnel ruban après la réalisation d’un parc urbain très novateur à Barentin. ©Paris Normandie
La fête était d’autant plus belle que les nuages s’étaient déchirés pour les festivités ne soient pas noyées sous une météo trop normande et que les visiteurs puissent admirer l’Austreberthe, cette petite rivière tumultueuse qui traverse tout le parc.
17 hectares : des jeux, de la nature du patrimoine et de la culture
Samedi 20 septembre, ce sont plus de 2000 Barentinois et Normands qui se sont réapproprié les lieux, à commencer par les enfants, curieux (un peu) des cartels historiques et naturalistes disséminés çà et là dans les 17 hectares du site et surtout impatients d’éprouver la « plaine des jeux », une aire de jeu XXL avec des tables de ping-pong, des terrains de basket, de padel, un tourniquet, un skate-park et tellement d’autres choses…

La plaine des jeux de ce parc, avec des dizaines d’équipements dont un grand skate-park, a été vite envahie par les plus jeunes. ©Paris Normandie
“ Le parc, c’est trop bien ”, nous confie une petite fille, casque rose vissé sur la tête, avant de s’élancer dans le bowl du skate-park. Un avis unanimement partagé par ceux que nous avons interrogés lors de cette inauguration festive avec fanfares, spectacles de rue, échassière, petite restauration, visite des élus aussi.

Sur 17 hectares le parc Auguste Badin mêle préservation de la nature, sauvegarde du patrimoine industriel, culture et jeux à Barentin. ©Paris Normandie
Le cœur battant de la Ville qui repart
Dans l’un des anciens bâtiments de la filature, c’est un cinéma qui va s’installer avec en moyenne une centaine de séances par semaine. Un peu plus loin, dans le second bâtiment dont l’enveloppe a été préservée, ce sera un musée industriel. Ce n’est pas par hasard que la Ville et son maire Christophe Bouillon ont choisi d’inaugurer ce qui est le projet phare de la mandature lors des Journées européennes du patrimoine.

Le conseil municipale des jeunes amis aussi les élus de Barentin ont coupé le traditionnel ruban après la réalisation d’un parc urbain très novateur à Barentin. ©Paris Normandie
La fête était d’autant plus belle que les nuages s’étaient déchirés pour les festivités ne soient pas noyées sous une météo trop normande et que les visiteurs puissent admirer l’Austreberthe, cette petite rivière tumultueuse qui traverse tout le parc.
Le Moniteur | 20.09.2025
Nord : la cité Sabatier rajeunie par-dessus et par-dessous
Voirie réaménagée (6 km), trottoirs sécurisés (12 km), enfouissement des câbles aériens, refonte de l’assainissement, création d’un parc urbain et de jardins ouvriers en lieu et place d’une friche située au milieu de l’ancienne cité minière Sabatier de 800 logements inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco…
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Pourtant, lorsque Moussa Soro, chef de projet chez Verdi Ingénierie, et Salaheddine Guerdane, conducteur de travaux chez Ramery, ont débarqué dans le quartier, ils n’étaient pas forcément les bienvenus. « Pourquoi des travaux alors que ça fonctionne ? » s’interrogeaient les résidents. C’était il y a deux ans pile, en septembre 2023, le début d’un chantier de requalification de 45 ha d’espaces publics à 18,5 M€ HT, mené conjointement à la réhabilitation de 493 logements sociaux par SIA Habitat et Maisons et Cités (89 M€ HT).« Nous avons redonné de la valeur aux cités-jardins en recréant des lieux de rencontres à même de limiter les mésusages, comme les dépôts sauvages ou les rodéos », se félicite Flavien Kukwisz, architecte- paysagiste de l’agence Seura, associée à Verdi Ingénierie, maître d’œuvre du chantier.

Parmi les travaux entrepris figurent la requalification de 45 ha d'espaces publics, la réhabilitation de 493 logements sociaux et le réaménagement de 6 km de voirie. ©CAPH, Florence Delférière
Gestion des eaux alternative.
Plus de 35 % de l’investissement a porté sur l’amélioration de la gestion des eaux du site, situé au carrefour de quatre bassins versants. Ainsi, l’ensemble des réseaux d’assainissement est désormais séparatif, et la gestion des eaux pluviales calibrée pour être opérationnelle dans les limites d’une pluie centennale, via des solutions alternatives. Par exemple, à l’entrée de la cité, les trois vastes prairies fleuries qui remplacent désormais le terrain de sport désaffecté cachent 245 m³ de bassins de rétention des eaux pluviales qui permettront leur infiltration progressive. Par ailleurs, sous la voirie fraîchement goudronnée du quartier de 89 ha, à 1 m de profondeur, une quarantaine de bassins enterrés totalisent 4 052 m³ de stockage de ces eaux. Les trois quarts d’entre eux sont des bassins drainants, avec infiltration progressive.
Pour le reste, il a fallu installer des solutions de rétention étanches, en raison d’une nappe phréatique affleurante. « Parfois, nous avons eu la surprise de la trouver à seulement 60 cm de profondeur ! » se souvient Salaheddine Guerdane. Ces cuves de 3 m de largeur pour 30 m de longueur préserveront la nappe phréatique en évacuant, à débit limité, les eaux pluviales vers les marais voisins.
Cinq fois plus cher.
Exigeant un important rabattement de nappe au moment de leur installation, ces bassins en caissons coûtent cependant environ cinq fois plus cher que les drainants, soit de 200 à 300 euros le m³ contre 50 euros le m³. « A dix-huit mois de la fin complète des travaux, nous restons dans les clous du budget », affirme cependant Moussa Soro. Si l’agence de l’eau Artois-Picardie a participé à hauteur de 470 000 euros à ce projet exemplaire, ce dernier n’a pu être mené que grâce aux 10 M€ HT versés par l’État et la région dans le cadre de l’Engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM).

Parmi les travaux entrepris figurent la requalification de 45 ha d'espaces publics, la réhabilitation de 493 logements sociaux et le réaménagement de 6 km de voirie. ©CAPH, Florence Delférière
Gestion des eaux alternative.
Plus de 35 % de l’investissement a porté sur l’amélioration de la gestion des eaux du site, situé au carrefour de quatre bassins versants. Ainsi, l’ensemble des réseaux d’assainissement est désormais séparatif, et la gestion des eaux pluviales calibrée pour être opérationnelle dans les limites d’une pluie centennale, via des solutions alternatives. Par exemple, à l’entrée de la cité, les trois vastes prairies fleuries qui remplacent désormais le terrain de sport désaffecté cachent 245 m³ de bassins de rétention des eaux pluviales qui permettront leur infiltration progressive. Par ailleurs, sous la voirie fraîchement goudronnée du quartier de 89 ha, à 1 m de profondeur, une quarantaine de bassins enterrés totalisent 4 052 m³ de stockage de ces eaux. Les trois quarts d’entre eux sont des bassins drainants, avec infiltration progressive.
Pour le reste, il a fallu installer des solutions de rétention étanches, en raison d’une nappe phréatique affleurante. « Parfois, nous avons eu la surprise de la trouver à seulement 60 cm de profondeur ! » se souvient Salaheddine Guerdane. Ces cuves de 3 m de largeur pour 30 m de longueur préserveront la nappe phréatique en évacuant, à débit limité, les eaux pluviales vers les marais voisins.
Cinq fois plus cher.
Exigeant un important rabattement de nappe au moment de leur installation, ces bassins en caissons coûtent cependant environ cinq fois plus cher que les drainants, soit de 200 à 300 euros le m³ contre 50 euros le m³. « A dix-huit mois de la fin complète des travaux, nous restons dans les clous du budget », affirme cependant Moussa Soro. Si l’agence de l’eau Artois-Picardie a participé à hauteur de 470 000 euros à ce projet exemplaire, ce dernier n’a pu être mené que grâce aux 10 M€ HT versés par l’État et la région dans le cadre de l’Engagement pour le renouveau du bassin minier (ERBM).
Sud-Ouest | 17.09.2025
Un lieu à vivre, pas un
carrefour : à quoi ressemblera la future place Mondésir ?
carrefour : à quoi ressemblera la future place Mondésir ?
La réunion publique, lundi 15 septembre, a vu la restitution de la concertation et la présentation du projet de réaménagement de la place Mondésir, « espace stratégique » entre Bordeaux et Mérignac. Tout n’est pas arrêté mais l’essentiel est là, selon les élus, qui annoncent un espace à vivre, plus vert et plus fluide. Début des travaux mi-2026, pour une durée de deux à trois ans.
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Les chaises venaient à manquer, lundi soir, dans la salle de La Glacière à Mérignac, qui accueillait environ 200 personnes pour la réunion publique sur le projet de réaménagement de la place Mondésir, à deux pas de là. Il faut dire que l’épilogue était attendu. Après le diagnostic, les études et plus de quinze mois de concertation, clôturée en mai dernier, nous serions dans la phase du « pro-projet », celle qui fixe « ses caractéristiques définitives ». Autrement dit : tout n’est pas arrêté, mais l’essentiel est là.
« C’est une avancée significative », retrace Thierry Trijoulet, maire (PS) de Mérignac, saluant le travail mené avec Bordeaux et la Métropole et l’importance de ce « site stratégique » entre deux communes, hier « nœud routier » et demain « véritable lieu de vie », plus vert et plus fluide. Même ton pour l’adjoint bordelais (EELV) en charge de l’espace public Didier Jeanjean, heureux d’un projet « qui a révélé un large consensus sur les objectifs ». Ou pour l’adjoint mérignacais et métropolitain (écologiste apparenté PS) Gérard Chausset, louant une concertation qui a « recueilli près de 500 contributions » – celle-ci fait ensuite l’objet d’une restitution par les animateurs de l’agence Republica.

Vue aérienne de la place Mondésir aujourd’hui. ©Bordeaux Métropole

Simulation numérique de la future place Mondésir, selon le projet actuel. ©Bordeaux Métropole
Anne-Hélène Defoug, cheffe de projet pour la Métropole, a rappelé les « objectifs partagés » : faire de la place un véritable lieu de vie, avec des qualités paysagères, tout en valorisant les commerces » (trottoirs élargis, terrasses). Une place centrale, et « non plus simple carrefour », favorisant les mobilités douces de manière « fluide et sécurisée ».

Présentation du projet d’aménagement de la place Mondésir, place de la Glacière. © Serge Latapy
Plus de 6 000 m² d’espace verts
Slides et photos « avant-après » à l’appui, Lina Singer pour LS2, agence de paysage et d’urbanisme (maître d’œuvre avec le bureau d’études Verdi), a ensuite détaillé le projet. Il prévoit plus 6 345 m2 d’espace verts, la plantation d’une centaine d’arbres et 50 arbustes, un espace « désimperméabilisé à 80 % ». Le parc, d’environ 6 000 m², avec trois prairies et un sous-bois conservé, accueillera des espaces de détente, d’escalade, jeux pour enfants, basket, terrain de pétanque, mobilier (bancs, gradins, tables). Bref, « une véritable canopée urbaine », synonyme de « qualité de l’air et de vie » et de « confort piéton ». « L’accessibilité des personnes à mobilité réduite est une priorité. »
Coté mobilité, les carrefours seront compactés et la circulation « plus lisibles » et réorganisée (certains feux supprimés, pas tous), les parcours piétons et cyclistes sécurisés. Des voies dédiées aux tourne-à-droite et tourne-à-gauche seront aménagées pour les flux principaux. La voie sera libre pour les bus, une piste cyclable de 2,5 m de large sera créée, connectée à la future ligne 11 du Réseau vélo express (Reve), le trottoir nord sera réaménagé (bancs, terrasses).
Sécurité, stationnement, flux…
Les premières questions ont porté sur la sécurité – oui, l’espace sera livré à la vidéosurveillance, a confirmé Gerard Chausset. Ont suivi des interventions sur le risque d’inondations (identifié), le ramassage des ordures (« sans problème »), où la rue Guynemer, qui avec le nouveau schéma sera rendue moins accessible pour les voitures : « Cette décision vise à l’apaiser : elle supporte aujourd’hui 4 000 véhicules par jour. »
Beaucoup de questions portent sur les flux, feux rouges, vitesse, déviations : « les simulations de trafic ont confirmé la bonne fluidité » du projet, rétorquent les élus, visiblement sans convaincre toute la salle. Un intervenant de l’association Vélo-Cité se félicite pour l’aménagement, mais émet quelques réserves : pourquoi laisser deux voies aux voitures ? « On a quand même 30 000 véhicules par jour qui passent par-là », rappellent les élus qui parient tout de même sur une « évaporation » du trafic : « Il ne s’agit pas de bannir la voiture mais de rééquilibrer les usages » et de « décourager le transit »
Au moins 4,5 millions
Question stationnement, le projet prévoit 13 places pour les voitures, cinq espaces livraisons, pour 111 places vélo, quand l’actuelle configuration permet 46 places voitures : de quoi nourrir quelques protestations. À ce sujet, l’inconnue est le destin du supermarché Auchan, qui fait aujourd’hui office de parking public. Quelles garanties que ça dure ? « Cet espace est privé et ne peut faire partie du projet », ont rappelé les élus, qui relèvent qu’Auchan a peu d’intérêt à fermer l’espace.
Dans l’assistance, on compte tout de même des sceptiques et quelques récalcitrants, comme ce senior qui demande « pourquoi tout changer ? » Ou un membre de l’association Habiter Saint-Augustin, qui a maille à partir avec les élus écologistes, remettant en question la concertation tant vantée. « Ceux qui prennent la parole à ces occasions sont forcément les mécontents. Mais ils sont une minorité », commente à la suite Gérard Chausset.
Après l’instruction du projet dans les mois qui viennent, viendra le temps des travaux. Leur coût est estimé à environ 4,5 millions d’euros, « hors réseaux concessionnaires ». Le début est annoncé vers le milieu de l’année 2026, pour une durée estimée de deux à trois ans.
« C’est une avancée significative », retrace Thierry Trijoulet, maire (PS) de Mérignac, saluant le travail mené avec Bordeaux et la Métropole et l’importance de ce « site stratégique » entre deux communes, hier « nœud routier » et demain « véritable lieu de vie », plus vert et plus fluide. Même ton pour l’adjoint bordelais (EELV) en charge de l’espace public Didier Jeanjean, heureux d’un projet « qui a révélé un large consensus sur les objectifs ». Ou pour l’adjoint mérignacais et métropolitain (écologiste apparenté PS) Gérard Chausset, louant une concertation qui a « recueilli près de 500 contributions » – celle-ci fait ensuite l’objet d’une restitution par les animateurs de l’agence Republica.

Vue aérienne de la place Mondésir aujourd’hui. ©Bordeaux Métropole

Simulation numérique de la future place Mondésir, selon le projet actuel. ©Bordeaux Métropole
Anne-Hélène Defoug, cheffe de projet pour la Métropole, a rappelé les « objectifs partagés » : faire de la place un véritable lieu de vie, avec des qualités paysagères, tout en valorisant les commerces » (trottoirs élargis, terrasses). Une place centrale, et « non plus simple carrefour », favorisant les mobilités douces de manière « fluide et sécurisée ».

Présentation du projet d’aménagement de la place Mondésir, place de la Glacière. © Serge Latapy
Plus de 6 000 m² d’espace verts
Slides et photos « avant-après » à l’appui, Lina Singer pour LS2, agence de paysage et d’urbanisme (maître d’œuvre avec le bureau d’études Verdi), a ensuite détaillé le projet. Il prévoit plus 6 345 m2 d’espace verts, la plantation d’une centaine d’arbres et 50 arbustes, un espace « désimperméabilisé à 80 % ». Le parc, d’environ 6 000 m², avec trois prairies et un sous-bois conservé, accueillera des espaces de détente, d’escalade, jeux pour enfants, basket, terrain de pétanque, mobilier (bancs, gradins, tables). Bref, « une véritable canopée urbaine », synonyme de « qualité de l’air et de vie » et de « confort piéton ». « L’accessibilité des personnes à mobilité réduite est une priorité. »
Coté mobilité, les carrefours seront compactés et la circulation « plus lisibles » et réorganisée (certains feux supprimés, pas tous), les parcours piétons et cyclistes sécurisés. Des voies dédiées aux tourne-à-droite et tourne-à-gauche seront aménagées pour les flux principaux. La voie sera libre pour les bus, une piste cyclable de 2,5 m de large sera créée, connectée à la future ligne 11 du Réseau vélo express (Reve), le trottoir nord sera réaménagé (bancs, terrasses).
Sécurité, stationnement, flux…
Les premières questions ont porté sur la sécurité – oui, l’espace sera livré à la vidéosurveillance, a confirmé Gerard Chausset. Ont suivi des interventions sur le risque d’inondations (identifié), le ramassage des ordures (« sans problème »), où la rue Guynemer, qui avec le nouveau schéma sera rendue moins accessible pour les voitures : « Cette décision vise à l’apaiser : elle supporte aujourd’hui 4 000 véhicules par jour. »
Beaucoup de questions portent sur les flux, feux rouges, vitesse, déviations : « les simulations de trafic ont confirmé la bonne fluidité » du projet, rétorquent les élus, visiblement sans convaincre toute la salle. Un intervenant de l’association Vélo-Cité se félicite pour l’aménagement, mais émet quelques réserves : pourquoi laisser deux voies aux voitures ? « On a quand même 30 000 véhicules par jour qui passent par-là », rappellent les élus qui parient tout de même sur une « évaporation » du trafic : « Il ne s’agit pas de bannir la voiture mais de rééquilibrer les usages » et de « décourager le transit »
Au moins 4,5 millions
Question stationnement, le projet prévoit 13 places pour les voitures, cinq espaces livraisons, pour 111 places vélo, quand l’actuelle configuration permet 46 places voitures : de quoi nourrir quelques protestations. À ce sujet, l’inconnue est le destin du supermarché Auchan, qui fait aujourd’hui office de parking public. Quelles garanties que ça dure ? « Cet espace est privé et ne peut faire partie du projet », ont rappelé les élus, qui relèvent qu’Auchan a peu d’intérêt à fermer l’espace.
Dans l’assistance, on compte tout de même des sceptiques et quelques récalcitrants, comme ce senior qui demande « pourquoi tout changer ? » Ou un membre de l’association Habiter Saint-Augustin, qui a maille à partir avec les élus écologistes, remettant en question la concertation tant vantée. « Ceux qui prennent la parole à ces occasions sont forcément les mécontents. Mais ils sont une minorité », commente à la suite Gérard Chausset.
Après l’instruction du projet dans les mois qui viennent, viendra le temps des travaux. Leur coût est estimé à environ 4,5 millions d’euros, « hors réseaux concessionnaires ». Le début est annoncé vers le milieu de l’année 2026, pour une durée estimée de deux à trois ans.


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