Fibois Haut-de-France | 14.06.2021
Prix régional de la construction Bois 2021
Bruay-la-Buissière (62), la cité des Electriciens [Centre d'interprétation de l'habitat et du paysager minier] remporte le deuxième prix régional de la construction bois, distinguant le travail sur le bardage aulne, la structure en bois lamellé-collé et le carin d'entrée en Bois lamellé croisé dans un contexte patrimonial.


Notice architecturale
Dans le cadre de la réhabilitation de la Cité des Électriciens, la plus ancienne cité minière du Pas-de-Calais inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, le coron central s’est révélé trop exigu pour accueillir les volumes du programme. L’architecte a donc proposé de construire un bâtiment neuf en bois pour accueillir les visiteurs. Le choix d’une structure bois, d’une vêture en tuiles plates vernissées rouges et d’une forme familière de toit à deux pans fait écho aux bâtiments de brique existants tout en assumant clairement son caractère différent et contemporain.




Approche environnementale
Ce projet est un outil de développement économique, social et environnemental qui participe du futur du bassin minier : preuve de la compatibilité entre patrimoine bâti, création contemporaine et développement durable. L’usage du bois permet de comparer les techniques de construction à deux siècles d’écart : utilisé pour les charpentes et planchers des corons, il est devenu structure principale et isolation du nouveau bâtiment. Un réseau de chaleur collectif enterré a été mis en place, alimenté par deux pompes à chaleur. Le projet a remporté le prix du jury au concours EDF Bas Carbone 2014.

Maître d'ouvrage : Communauté d’Agglomération Béthune Bruay Artois Lys Romane (62)
Maîtrise d'œuvre : Atelier d'Architecture Philippe Prost (architecte) | Ingébois Structures (structure bois) | Verdi (économie, thermique et environnement) | Charpentier (Charpente Houot) | Scierie (Morisaux Scierie) | Forr (paysagiste)
Mise en service : 2019
Surface : 265 m2
Montant des travaux : 1 000 000 €
Le Courrier de l'Ouest | 11.06.2021
Une étude-diagnostic des réseaux afin d'améliorer la collecte des eaux usées
La Communauté de communes Mellois en Poitou, réalise une étude-diagnostic de ses réseaux afin d'améliorer la collecte des eaux usées sur son territoire et ainsi préserver le milieu naturel. Cette étude permettra de vérifier l'état du réseau assainissement et de mettre en place, à terme, un plan d'action de réhabilitation.
Cette étude-diagnostic a été confiée aux bureaux d’études Verdi ingénierie et Audit environnement. Les observations et mesures permettront de vérifier la bonne qualité des raccordements et, le cas échéant, les défauts.

Une campagne de contrôle des branchements d’assainissement est organisée du 14 juin au 9 juillet dans les communes d’Aigondigné et Fressines. Un technicien du bureau d’études Audit environnement aura en charge la vérification du branchement d’eaux usées des habitations en réalisant des tests au colorant.

L’opération consiste à injecter du colorant dans les différents équipements d’évacuation des eaux usées (à l’extérieur de l’habitation, voire à l’intérieur) afin de vérifier que leur évacuation s’effectue dans les canalisations appropriées du réseau (eaux usées-eaux pluviales). Le colorant utilisé pour ce test n’est pas nocif et se dissipe après un rinçage à l’eau. La visite ne dure pas plus d’une demi-heure.
Jeune Afrique | 09.06.2021
Côte d’Ivoire : à l’école de la lutte antiterroriste
C'est ce jeudi 10 juin que Patrick Achi, le Premier ministre ivoirien, et Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, inaugurent l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme, consacrée à la formation et à l'entraînement des unités d'intervention spécialisées.
Ils sont plusieurs à s’affairer, transpirants, autour d’une case et d’un faux cadavre au milieu de la brousse. À côté stationne un Toyota Hilux, portières ouvertes. Il y a là un gendarme tchadien, un officier burkinabè, un autre sénégalais, une commandante ghanéenne… Munis de gants, de sachets et de marqueurs, ils essaient de récolter un maximum d’éléments. Au sol, de fausses kalachnikovs, un ordinateur, des téléphones, des clés USB, de quoi confectionner un engin explosif improvisé. « Une partie du matériel vient de Gao et a été récupéré lors d’opérations de Barkhane. L’objectif est d’être le plus réaliste possible », explique l’un de leurs formateurs français, un lieutenant-colonel qui préfère conserver l’anonymat.



Pour la petite dizaine de participants à ce stage de formation aux techniques de Sensitive Site Exploitation (SSE), l’heure est venue de mettre en pratique ce qu’ils ont appris durant la semaine : recueillir sur le terrain les renseignements laissés par les groupes jihadistes pour les exploiter et les judiciariser. Ils ont 45 minutes, pas une de plus, pour récolter un maximum d’éléments. Leurs instructeurs semblent satisfaits du travail accompli. Eux aussi. « C’est très utile et formateur. Nous pourrons bientôt réutiliser ces techniques chez nous et les transmettre à notre tour à nos collègues », glisse l’un des stagiaires.

65 millions d’euros
Des formations comme celle-ci, l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT), installée près de la station balnéaire de Jacqueville, à une cinquantaine de kilomètres d’Abidjan, en dispense chaque semaine depuis le début de l’année. Déjà opérationnelle bien que toujours en travaux, cette académie unique sur le continent a pour vocation de former les forces de défense et de sécurité africaines à la lutte antiterroriste.

Ce projet ambitieux avait été lancé par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara en octobre 2017, en marge du sommet Afrique-Union européenne (UE) à Abidjan. « Il est né d’une inspiration française qui répondait aux besoins de formation des Ivoiriens », précise une source diplomatique hexagonale. Paris y voit notamment un outil pour que les États africains puissent assurer « eux-mêmes leur sécurité » – et donc, à terme, permettre à la France de moins s’impliquer sur ces enjeux sécuritaires.

Le projet était à l'arrêt, nous avons failli abandonner

L’AILCT sera officiellement inaugurée le 10 juin par le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, et par Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, qui fera spécialement le déplacement à Abidjan pour l’occasion. Une étape symbolique pour une structure qui a failli ne jamais voir le jour, la faute à des problèmes de financement.

Après le lancement officiel des travaux à grands renforts de bulldozers en novembre 2018, déjà en présence de Jean-Yves Le Drian, accompagné par l’ex-ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, le terrain militaire en bordure d’océan est bien déblayé mais les infrastructures peinent à sortir de terre. « Le projet était à l’arrêt. Nous avons failli abandonner », reconnaît l’un des responsables du site. Grâce à un premier financement français de 18 millions d’euros (sur un budget total estimé à 65 millions d’euros), l’AILCT s’esquisse progressivement. La seconde tranche, qui devrait être financée par l’UE, est attendue pour 2022.

En cette fin avril, des dizaines d’ouvriers s’activent pour que tout soit prêt (ou presque) le jour J. Autour de la place d’armes, plusieurs bâtiments blancs sont en cours de finition. Le site comptera un amphithéâtre de 100 places, une quinzaine de salles de cours, une salle multimodale pour des formations à distance, une bibliothèque, une infirmerie… Un mess de 200 couverts et plusieurs dortoirs pouvant accueillir jusqu’à 80 personnes sont aussi prévus. En attendant de pouvoir résider sur place, les stagiaires, dont les formations sont entièrement prises en charge par l’AILCT, sont logés dans des hôtels aux alentours.

Un immense terrain d’entraînement
L’académie dispense plusieurs stages, en collaboration avec les ministères ivoiriens et français de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice. Objectif : former les différents acteurs de la lutte antiterroriste – unités d’intervention spécialisées, magistrats, police scientifique… – à ses nombreuses facettes et renforcer leur coopération à tous les niveaux. « Nous avons aussi pour ambition de créer un réseau et de mettre du liant entre ces acteurs. Pour qu’ils soient efficaces, il est très important qu’ils se connaissent et qu’ils travaillent ensemble », souligne l’un des encadrants. L’AILCT comptera également un institut de recherches stratégiques sur le terrorisme afin de développer les travaux de chercheurs sur le sujet et promouvoir davantage qu’une approche « sécuritaire ».

Un village sahélien entièrement recréé, avec ses maisons, ses ruelles, son marché et son grenier à grain.



Au cœur des programmes de l’académie : la formation et l’entraînement des unités d’intervention spécialisées. Qu’elles soient issues de l’armée, de la police ou encore de la gendarmerie, toutes les unités qui sont amenées à lutter contre des groupes terroristes peuvent être formées à l’AILCT, où des encadrants expérimentés leur transmettent un savoir-faire technique et des modes d’action opérationnels.

Pour ces entraînements spécifiques des forces spéciales, l’académie dispose de différentes structures dispersées à travers un immense terrain de plusieurs dizaines d’hectares. Outre le campement de brousse, un village sahélien a ainsi été entièrement recréé, avec ses maisons, ses ruelles, son marché et son grenier à grain. Les stagiaires peuvent y simuler des interventions, des arrestations ou encore des visites de personnalités. Un peu plus loin, un « milieu urbain », avec cette fois un hôtel et une zone de poser d’hélicoptère. L’AILCT dispose aussi de son stand de tir pour les snipers. Ce matin, les balles y sifflent. Des membres de la Force de recherche et d’assistance de police (Frap), l’unité d’élite de la police ivoirienne, sont venus s’exercer. « Nous avons des capacités d’entraînement très variées. À terme, nous aurons un centre assez unique au monde », se félicite l’un des formateurs.



Outre les policiers de la Frap, plusieurs unités ivoiriennes spécialisées sont déjà passées par l’académie de Jacqueville. Notamment celles déployées dans le nord du pays, frontalier du Mali et du Burkina Faso. Ces derniers mois, la pression des groupes jihadistes y est croissante – ce qui préoccupent sérieusement les autorités et leurs partenaires français. Plusieurs attaques meurtrières ont visé des casernes militaires, dont celle de Kafolo, ciblée à deux reprises, en juin 2020 et en mars 2021.

La priorité “ Immédiate et urgente ” : former du personnel des pays du G5 Sahel et du Golfe de Guinée.

Face à l’expansion des groupes jihadistes sahéliens et à leur volonté affichée de s’en prendre aux pays côtiers, les responsables de l’AILCT considèrent que la priorité « immédiate et urgente » est désormais de former du personnel des pays du G5 Sahel et du golfe de Guinée. Mais l’AILCT ne se contente pas de cette dimension régionale. Elle ambitionne aussi de devenir un hub continental de la lutte antiterroriste et a donc ouvert ses formations aux pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est, comme le Kenya ou l’Ouganda.
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Le Progrès | 02.06.2021
Le projet de requalification de la rue de Gaulle remanié
À la suite de la rencontre du 21 octobre dernier, les habitants avaient émis des remarques et/ou suggestions concernant la requalification de leur rue. Marc Lopez, chef de projet du cabinet d’ingénierie Verdi, a donc fait deux autres propositions.
 
Dans la version initiale du projet de requalification de la rue Charles de Gaulle, il était prévu, en partant de la rue Wladimir-Gagnueur, côté droit en montant, un trottoir surélevé de 1,40 m de largeur puis une piste cyclable double sens de 2,50 m, un espace végétalisé, une chaussée carrossable de 6 m de largeur puis enfin un nouveau trottoir de 1,40 m. À la première réunion, les habitants faisaient judicieusement remarquer que la piste cyclable serait plus utile de l’autre côté de la rue, sur le côté gauche montant, permettant ainsi de desservir en toute sécurité le futur Ehpad, la nouvelle école, le centre médico-social, la gendarmerie et le cinéma.

Marc Lopez a donc présenté deux nouvelles versions. Une version 2 où, toujours dans le sens droit montant, on retrouve un trottoir de 1,40 m puis un espace végétalisé, une chaussée de 6 m, une piste cyclable de 2,50 m et un trottoir de 1,40 m. Cette version 2 présente l’inconvénient de supprimer l’esprit promenade initié par l’ensemble végétalisé et d’instaurer un espace trop minéral composé du trottoir, de la piste cyclable et de la chaussée, tous côte à côte.

Conserver l’esprit initial
Le cabinet Verdi a donc travaillé sur une version nommée 1 bis. Celle-ci est en fait le miroir parfait de la version 1. En effet, le trottoir, la piste cyclable et l’espace végétalisé se retrouvent cette fois sur le côté gauche montant. Et après la route, l’espace se termine par un trottoir sur le côté droit, devant les maisons. Cette version 1 bis permet de conserver l’esprit initial et permet une sécurité accrue pour les riverains désirant sortir de chez eux en voiture. Cette version 1 bis semble aussi remporter la majorité des suffrages des riverains.

D’autre part, certains riverains s’inquiétaient de la vitesse des véhicules sur cette artère importante de Poligny. La vitesse sera donc limitée à 30 km/h et elle sera abaissée à 20 km/h sur quatre plateaux surélevés prévus au niveau de la rue Lacuzon, vers la nouvelle école, vers la gendarmerie et au niveau du petit rond-point en haut de la rue Charles-de-Gaulle.

Les travaux devraient démarrer début 2022. Mais auparavant, des travaux d’assainissement seront effectués avec la création d’un réseau séparatif, car actuellement toutes les eaux s’évacuent dans un seul et même tuyau. Une réunion avec les riverains sera organisée sur site au mois de septembre.
Le Midi Libre | 02.06.2021
Les délibérations du conseil municipal du jeudi 27 mai…
S’agissant des questions liées à l’aménagement et à l’environnement, le conseil s’est prononcé sur le choix du cabinet d’études pour mener la modification et la révision du PLU (Plan local d’urbanisme), la société Verdi Ingénierie a été retenue.
 
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Le Courrier Picard | 27.05.2021
Avec la nouvelle déviation ouest, 2,57 minutes suffisent pour contourner la ville
Le « Courrier picard » a roulé sur la déviation ouest toute neuve, qui sera ouverte aux voitures et camions ce vendredi 28 mai. Annoncée voilà 17 ans, cette voie de 3,2 kilomètres accumule les dispositifs innovants. Visite en photos.
 
Il suffit de 2 minutes et 57 secondes, chronomètre en main, pour passer du Mont Renaud à la sortie de Noyon en direction de Roye : à 80 km/h, la déviation ouest permettra dès aujourd’hui aux conducteurs de dire adieu aux sempiternels embouteillages de la route de Paris à la rue du Faubourg-d’Amiens. Le Courrier picard a pu « visiter » ses 3,2 km, ce jeudi 27 mai, avant son ouverture prévue dans l’après-midi de ce vendredi 28 mai. Et un constat s’impose : elle a des allures de « route de campagne », malgré la présence de la ville à ses bords, grâce notamment à deux merlons qui la masquent partiellement à hauteur de Larbroye et, d’ici quelques mois, aux haies dont la plantation est prévue à l’automne prochain, le long du tracé. « Demain, quand il y aura tous les végétaux, cette déviation sera transparente », assure un représentant du Département.

Quatorze entrées vers les champs ont été aménagées pour satisfaire les agriculteurs, dont les négociations avec le maître d’ouvrage, le Conseil départemental, ont été moins houleuses qu’escompté.


1. La déviation ouest, ici en descendant vers le Mont Renaud (le château est au fond à gauche), est censée accueillir 5 000 véhicules par jour en 2025. Cinq mares de 500 m² au total, à Noyon et Vauchelles, seront créées pour compenser la perte de zones humides.


2. Ces palissades ont été posées de chaque côté pour obliger les chiroptères, comme l’indiquent les emblèmes noirs, à prendre de la hauteur avant de franchir la déviation au moment de leurs chasses dans les zones humides du contrebas. Cela leur évite de se faire faucher.


3. L’un des deux ouvrages d’art de la déviation permet au ru descendant de Larbroye de passer dessous sans subir la moindre modification de son cours. «Dans les années 90, on se contentait encore de petites canalisations. Mais cela ne permettait pas la continuité écologique», plaide le Département.


4. Le marquage au sol en relief, dit VNTP, pour «visible de nuit par temps de pluie», a été choisi pour améliorer la sécurité. De chaque côté de la chaussée, des bandes revêtues de gravillons ont aussi été aménagées afin d’éviter les dérapages.


5. Le pont enjambant la route départementale entre Noyon et Larbroye a été conçu de façon ouverte et «aéré» afin de ne pas rompre la vue. La voie douce aménagée par le Pays noyonnais en 2013, pour les cyclistes et les marcheurs, passe en dessous.


6. Le maintien de la vue sur la cathédrale a été l’une des contraintes imposées au Département par l’architecte des bâtiments de France (ABF), représentant du ministère de la Culture. Elle apparaît notamment à hauteur de Vauchelles.

Le Républicain Lorrain | 22.05.2021
Savez-vous pourquoi l’eau de Metz sent la javel ?
Faites couler l’eau du robinet et servez-vous un bon verre d’eau. C’est mieux que d’acheter des bouteilles en plastique ! Mais certains jours, l’eau plate de Metz sent la javel. Pas terrible comme goût ! D’ici l’été 2022, ça devrait s’arranger. On vous explique tout.
 
Il fait chaud cet après-midi à Ancy-sur-Moselle. Au robinet, on se sert un grand verre d’eau. Mais l’odeur de javel est plus forte que d’habitude. Pas très agréable comme goût…

C’est le problème de l’eau de la région messine. Son côté chloré plus ou moins fort selon les jours gâche parfois le plaisir du rafraîchissement. La raison ? La ressource provient essentiellement d’eau de surface. « L’usine de production d’eau potable de Moulins-lès-Metz utilise à 75 % l’eau du Rupt-de-Mad », explique Sébastien Desanlis, gérant de la Société Mosellane des Eaux (SME, filiale de Veolia) sur le territoire Metz-Thionville.

Les autres sources sont l’eau de Gorze et les eaux souterraines des nappes alluviales de la Moselle qui alimentent les champs captants de Metz-Sud. Ces dernières, plus « propres » sont plus faciles à traiter.
Une rivière en revanche est « chargée en impuretés organiques, telles que les résidus de végétaux ou de feuille » ou des animaux morts en décomposition.


L’eau de Metz provient à 75 % du Rupt-de-Mad qui est une eau de surface donc chargée en composés organiques qui nécessite aujourd’hui d’ajouter de la javel à la sortie de l’usine de traitement.

Depuis longtemps, l’ARS (Agence régionale de santé) alerte le Syndicat des eaux de la région messine (SERM) : le taux de matière organique des eaux brutes avant traitement est trop haut. « Le COT, (carbone organique total) dépasse régulièrement le seuil recommandé », confirme Sébastien Desanlis.

Une distribution via 1 800 km de réseaux
Plus ce taux est élevé, plus il faut ajouter de javel dans l’eau pour assurer sa désinfection. « La réaction entre le chlore et la matière organique créée des sous-composés qui génèrent l’odeur de chlore dans l’eau », détaille le gérant de la SME.

La javel est injectée à la sortie de l’usine de Moulins-lès-Metz. Cependant, « il s’agit de garder un résiduel désinfectant dans l’eau pour assurer sa qualité » dans l’ensemble du réseau de distribution. L’eau chemine dans des canalisations sur plus de 1 800 km et reste stockée dans des réservoirs pour alimenter 240 000 habitants. “Sans javel, un biofilm peut se former qui est en mesure de dégrader la qualité bactériologique de l’eau”, poursuit notre interlocuteur.


L’ARS signale depuis de nombreuses années le trop fort taux de COT de l’eau brute traitée par l’usine de Moulins de la Mosellane des Eaux de la Mosellane des Eaux. Des travaux ont démarré en septembre pour réaliser une unité de décantation capable de traiter la matière organique.

« On n’injecte pas la totalité de la javel au début - les premiers servis auraient une odeur de chlore très forte -. Sur tout le réseau, il y a des points de rechlorage ». Cela explique pourquoi certains habitants, ceux qui sont servis juste après ce point de rechlorage, sentent davantage le chlore que d’autres. « Il y a aussi d’autres paramètres comme la pression, le transport qui rentrent en compte », nuance Sébastien Desanlis.

Du charbon pour laver l’eau !
Bonne nouvelle, le goût de l’eau devrait s’arranger bientôt ! Des travaux sont en cours à l’usine de traitement de Moulins-lès-Metz pour réaliser une nouvelle unité de décantation où le charbon actif va traiter le carbone organique et les perturbateurs endocriniens. « Cela aura pour conséquence d’abattre la matière organique. On aura moins besoin de chlorer l’eau à la sortie de l’usine. Cela ne peut qu’améliorer son goût ! » Cette installation devrait fonctionner à partir de l’été 2022. D’ici là, on évitera d’acheter des bouteilles en plastique acheminées en camion dans les supermarchés.
Si l’eau de Metz se présente au robinet avec son petit goût de javel, il suffit de la carafer et de la mettre au frigo. Elle sera excellente !
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actu.fr | 21.05.2021
La Com'com du Vexin Normand prend soin de ses voiries communales
À l'image de Villers-en-Vexin, la Com'com du Vexin Normand accompagne les communes pour la réhabilitation de leurs voiries. Cela représente 1,47 million d'euros en 2021.
 
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